Basse-Casamance / Île Karabane : Les femmes et les artisans exposent leurs difficultés au ministère de la microfinance.


Pour répondre aux préoccupations des femmes liées à la microfinance et de l’économie sociale et solidaire, la ministre en charge de cette épineuse question avec ses équipes de tout le département, a rencontré ce matin les femmes habitant dans les Îles de Karabane. Un déplacement qui répond, non seulement à ce souci d’équité territoriale dans le cadre du financement, mais également, contribue à renforcer et à accompagner les femmes dans les différents domaines générateurs de revenus. 

Dans cette île située en Basse Casamance et particulièrement dans la commune de Diémbering, les femmes regroupées dans un GIE fondé il y’a plus de 20 ans, s’activent généralement dans le jardinage mais aussi autour d’activités comme la savonnerie, la transformation des fruits et légumes etc...

Dans les discussions avec les équipes du ministère de la microfinance et de l’économie sociale et solidaire, les femmes de Karabane retraçant les difficultés auxquelles elles sont généralement confrontées, estiment que les relations avec d’autres mutuelles sont inexistantes. Par ailleurs, les taux de pourcentage qui leur sont imposés sont souvent exorbitants. Elles préfèrent généralement avoir recours aux possibilités existantes et rouler avec leurs propres fonds, même si, précisent-elles, elles s’engagent à payer avec un pourcentage de 10% comme cela se fait pratiquement dans plusieurs groupements de femmes à Dakar. En somme, le financement dans cette localité de la Casamance est très faible pour que leurs activités soient bien menées.

Les femmes de Karabane expriment également leur souhait de bénéficier d’une formation en matière de gestion de leurs ressources financières et sur la finition de certaines activités.

Les artisans, pour leur part, ont évoqué devant les équipes du ministère, la problématique du financement. S’activant généralement dans des activités telles que la peinture, la vannerie, la sculpture etc, ces artisans considèrent la formation comme une priorité car voulant s’imposer dans le marché de la concurrence.

Par ailleurs, le manque d’espaces d’exposition de leurs produits constitue également une difficulté majeure dans cette partie de la Casamance. Ils ont décidé, à travers un partenariat avec une organisation espagnole, Santander, de construire un centre d’exposition et de conservation des différentes productions pouvant être exportées et intéressant même les touristes car, cette île est une cible des touristes.

À partir de ces plaidoyers, le directeur de la microfinance a estimé l’importance de l’éducation financière dans la marche des groupements. « Ce qui est important c’est, à la base de se conformer aux impératifs du financement pour une meilleure gestion de ressources émanant des activités que vous faites »,  a signifié le directeur de la microfinance.

La directrice de la stratégie et du suivi évaluation au ministère de la microfinance et de l’économie sociale et solidaire a rappelé aux femmes et artisans, la pertinence de l’accompagnement du ministère, mais surtout celui de l’économie sociale et solidaire qui répond à une double préoccupation : celle bénéfique et rentable.

Un système de sauvegarde des différentes informations va être même mis en place par le ministère pour faciliter aux femmes et acteurs économiques en général, la prise en charge de leurs préoccupations majeures.

Les équipes du ministère de la microfinance et de l’économie sociale et solidaire entendent mettre en oeuvre, sous l’impulsion du ministre Zahra Iyane Thiam, le suivi, la subvention et l’accompagnement des différents acteurs économiques de l’Île pour que l’économie sociale et solidaire soit une réalité dans la localité.
Lundi 17 Mai 2021
Dakaractu



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