Barthélémy Dias sur TV5 : « Après Karim Wade, Khalifa Sall, aujourd’hui Ousmane Sonko, à qui le tour demain ? C’est cette situation qui doit arrêter! »


Invité par nos confrères de TV5, le maire de la ville de Dakar donne enfin la crainte qui l'a poussé à tendre la main au président Macky Sall pour dialoguer. Dans la réponse aux questions posées par le présentateur, Barthélémy Dias manifeste sa crainte d’être la prochaine victime du président Macky Sall. Il dit : « Après Karim Wade, après Khalifa Sall, aujourd’hui Ousmane Sonko. À qui le tour demain ? C’est cette situation qui doit arrêter », fait savoir l’édile de la capitale sénégalaise qui a été condamné en première instance dans l’affaire Ndiaga Diouf en février 2017 à 2 ans de prison dont 6 mois ferme.
Il a interjeté appel pour, dit-il, laver son honneur afin qu’il ne soit plus regardé comme un criminel. « J’ai fait appel parce que je réfute d’abord les accusations. Je considère que je suis condamné à tort. C’est vrai que j’ai purgé la peine,  mais j’ai interjeté appel parce que je souhaite que ce dossier soit vidé et que je sois totalement blanchi », avait dit le maire de Dakar le 21 septembre 2022 à l’audience en appel. Il avait la possibilité de pourvoi en cassation, mais Barthélémy Dias reste toujours muet. 
Barthélémy Dias était déclaré coupable comme en première instance, du délit de « coups et blessures volontaires ». La sentence était d'une peine de 2 ans dont 6 mois ferme et le paiement de dommages et intérêts à hauteur de 25 millions de francs Cfa qu’il avait refusé de verser. 
Un cas de justice voire une épée de damoclès sur sa tête qui l'a certainement obligé à aller s’asseoir et discuter avec le président Macky Sall qu’il avait réfuté dans le passé. Et la 3èmecandidature semble être un prétexte pour dialoguer de ce qui le préoccupe.
 « La 3ème candidature du président Macky Sall est inadmissible, non négociable. Le président m’a dit qu’on pourrait trouver un terrain d’entente lors de ce dialogue. C’est pourquoi je considère que nous devons dialoguer. Je voudrais préciser que dialoguer ne veut pas dire se disputer non plus s’entendre mais essayer de se comprendre », a-t-il fait savoir sur le plateau de Tv5.


Cependant, il ajoute avec précision que « quand je donnais ma parole, les circonstances présentes n’existaient pas à l’époque. Ousmane Sonko est victime de la même situation que Khalifa Sall était victime à l’époque. De mon humble point de vue, il faudrait qu’on puisse discuter. La constitution sénégalaise confère au président Macky Sall d’organiser une élection et non une sélection »,  conclut le maire de Dakar qui semble vouloir la clémence dans l’affaire Ndiaga Diouf.
Vendredi 12 Mai 2023
Mamadou Lamine Mbaye