Une plainte déposée à Lambaye
Les faits remontent au 15 avril 2024. M.D. Tine, jeune ménagère de 25 ans, pousse la porte de la Brigade de gendarmerie de Lambaye, dans le département de Bambey.
Elle accuse A. Diop, son voisin âgé de 58 ans, chauffeur, marié à deux femmes et père de 15 enfants, de l’avoir violée. Elle joint à sa plainte une échographie obstétricale indiquant une grossesse de trois mois.
Le récit de la victime
Entendue par les enquêteurs, la jeune femme explique que les faits se seraient produits en février 2024. Elle se trouvait seule chez sa tante, en train de cuisiner, lorsque le mis en cause aurait fait irruption dans la maison.
Selon le récit rapporté par L’observateur, elle affirme avoir été entraînée de force dans une chambre avant d’être violée. Elle dit avoir gardé le silence pendant plusieurs semaines par honte, jusqu’à la découverte de sa grossesse à l’hôpital de Bambey.
Des aveux devant les enquêteurs
Interpellé, A. Diop aurait fait des aveux circonstanciés au cours de l’enquête. Il aurait reconnu avoir imposé un rapport sexuel à la jeune femme sans son consentement et admis être le père de l’enfant à naître.
Après sa garde à vue, il est déféré au parquet, inculpé pour viol, puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Diourbel. Il y passera plus de deux ans avant son procès.
Coup de théâtre à l’audience
Devant la Chambre criminelle, A. Diop change de version. Il nie désormais le viol et affirme que le rapport était consenti. Il explique avoir signé le procès-verbal parce qu’il serait analphabète.
Il maintient toutefois un point : l’enfant que porte la victime est bien le sien et il dit vouloir assumer ses responsabilités.
La victime maintient ses accusations
Face au juge, M.D. Tine ne varie pas dans ses déclarations. Elle répète avoir été contrainte et agressée. Le procureur ne croit pas à la nouvelle version de l’accusé et dénonce sa mauvaise foi.
Le ministère public requiert dix ans de réclusion criminelle.
La défense plaide l’acquittement
La défense demande l’acquittement, évoquant l’âge avancé de l’accusé, ses quinze enfants à charge et sa reconnaissance de paternité comme preuve de bonne foi. À titre subsidiaire, elle sollicite une application bienveillante de la loi.
Mais la Chambre criminelle ne suit pas la défense. Elle déclare A. Diop coupable du crime de viol et le condamne à sept ans de réclusion criminelle.
Une condamnation lourde de conséquences
A. Diop purgera sa peine à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. La partie civile n’a pas réclamé de dommages et intérêts.
À 58 ans, le chauffeur quitte la salle d’audience menottes aux poignets, laissant derrière lui quinze enfants et un seizième à naître, selon L’observateur.
Les faits remontent au 15 avril 2024. M.D. Tine, jeune ménagère de 25 ans, pousse la porte de la Brigade de gendarmerie de Lambaye, dans le département de Bambey.
Elle accuse A. Diop, son voisin âgé de 58 ans, chauffeur, marié à deux femmes et père de 15 enfants, de l’avoir violée. Elle joint à sa plainte une échographie obstétricale indiquant une grossesse de trois mois.
Le récit de la victime
Entendue par les enquêteurs, la jeune femme explique que les faits se seraient produits en février 2024. Elle se trouvait seule chez sa tante, en train de cuisiner, lorsque le mis en cause aurait fait irruption dans la maison.
Selon le récit rapporté par L’observateur, elle affirme avoir été entraînée de force dans une chambre avant d’être violée. Elle dit avoir gardé le silence pendant plusieurs semaines par honte, jusqu’à la découverte de sa grossesse à l’hôpital de Bambey.
Des aveux devant les enquêteurs
Interpellé, A. Diop aurait fait des aveux circonstanciés au cours de l’enquête. Il aurait reconnu avoir imposé un rapport sexuel à la jeune femme sans son consentement et admis être le père de l’enfant à naître.
Après sa garde à vue, il est déféré au parquet, inculpé pour viol, puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Diourbel. Il y passera plus de deux ans avant son procès.
Coup de théâtre à l’audience
Devant la Chambre criminelle, A. Diop change de version. Il nie désormais le viol et affirme que le rapport était consenti. Il explique avoir signé le procès-verbal parce qu’il serait analphabète.
Il maintient toutefois un point : l’enfant que porte la victime est bien le sien et il dit vouloir assumer ses responsabilités.
La victime maintient ses accusations
Face au juge, M.D. Tine ne varie pas dans ses déclarations. Elle répète avoir été contrainte et agressée. Le procureur ne croit pas à la nouvelle version de l’accusé et dénonce sa mauvaise foi.
Le ministère public requiert dix ans de réclusion criminelle.
La défense plaide l’acquittement
La défense demande l’acquittement, évoquant l’âge avancé de l’accusé, ses quinze enfants à charge et sa reconnaissance de paternité comme preuve de bonne foi. À titre subsidiaire, elle sollicite une application bienveillante de la loi.
Mais la Chambre criminelle ne suit pas la défense. Elle déclare A. Diop coupable du crime de viol et le condamne à sept ans de réclusion criminelle.
Une condamnation lourde de conséquences
A. Diop purgera sa peine à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. La partie civile n’a pas réclamé de dommages et intérêts.
À 58 ans, le chauffeur quitte la salle d’audience menottes aux poignets, laissant derrière lui quinze enfants et un seizième à naître, selon L’observateur.