Selon le ministre de l’Agriculture, le projet va permettre au Sénégal de réduire le taux des importations. Dans ce cadre, il a rappelé les dispositions que l’Etat et les producteurs ont prises pour régler définitivement ce problème. «Nous allons déterminer ce qu’il faut produire, bien identifier les zones de culture et fixer les objectifs pour atteindre l’autosuffisance alimentaire», a-t-il soutenu. Il est convaincu que cela est possible, car «l’Etat et les différents acteurs vont élaborer des stratégies de démarches de qualité pour régler les cautions de compétitivité de la production». D’après le ministre, «c’est un secteur qui est capable de porter la croissance, créer des richesses et des emplois, même si le nouveau régime a trouvé une plateforme semencière complètement désaffectée». «Il n’y a pas 3 000 tonnes de semences certifiées au Sénégal cette année», regrette-t-il. Une situation qu’il décrit comme «une véritable catastrophe pour le pays qui était le premier producteur de l’arachide». Seulement, Benoît Sambou rassure les producteurs : «L’Etat a mis 16 milliards F Cfa pour la subvention des semences afin de changer la politique agricole, avec la participation de tous.» Pour sa part, le président de la grappe Agriculture et Agro-industrie, Amet Amar, a décliné les problèmes auxquels ils sont confrontés. Il cite «la non-disponibilité du budget pour ce secteur. L’Etat doit faire de l’agriculture sa priorité et faire en sorte qu’il n’y ait pas d’intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs». Il ajoute : «L’Etat doit également éviter de ranger dans les tiroirs ce qui a été dit et conclu.» Selon Amet Amar, «l’Etat doit nourrir la terre qui nous nourrit, nous les hommes». SOURCE: L'Observateur
BENOIT SAMBOU La Banque mondiale débourse 80 milliards F Cfa pour secourir l’agriculture
Vendredi 6 Juillet 2012
El hadj Dame Diop