BAYE DIOUF DÉSESPÉRÉ : « Mes 13 millions ont été dérobés par quelqu’un qui connaît la maison... La fenêtre a été défoncée de l'intérieur... Le temps joue en faveur de mon voleur »

C'est un Baye Diouf visiblement écœuré qui a accouru vers les locaux de Dakaractu-Touba pour clairement donner sa version des faits et déplorer la lenteur observée dans le traitement de son dossier. Sans l'accuser, il dira avoir des soupçons sur un homme qui s'est présenté à lui comme étant un béret rouge. Notre interlocuteur confie que son voleur connaissait forcément la maison et dément le thèse du cambriolage. Dans ce court entretien, Baye Diouf étaye sa thèse.


Dakaractu-Touba : Vous êtes victime de cambriolage. Vos 13 millions ont été emportés. Qu'est-ce qui a bougé depuis votre plainte ?

 

Rien ! Absolument rien n'a bougé. J'ai été me plaindre auprès du Khalife Général des Mourides. Cest ensuite que j'ai été déposé une plainte sur la table du procureur de Mbacké.  C'est après que j'ai été appelé par un enquêteur qui m'avait convoqué pour audition à Dakar. À quelques heures de cette audition, ce monsieur m'a rappelé pour reporter l'entretien sine die, prétextant avoir été envoyé prendre part à un séminaire. C'est tout !

 

Dakaractu-Touba: Vous donnez l'impression de connaître votre voleur ?

 

Je n'accuse personne. Je soupçonne un homme que j'avais hébergé chez moi. En fait, je lui avais prêté une chambre. Il m'a dit qu'il était un béret rouge et qu'il faisait partie d'un cantonnement. Il était le seul à connaître là où je gardais mon argent. Pour autant, je ne dis pas que c'est mon voleur. Je souhaite juste qu'il soit interrogé. L'argent, c'est du liquide. Tant que cette enquête est lente, les chances de retrouver mon sac s'amenuisent. 

 

Et, c'est ce monsieur qui m'a appelé au téléphone pour me signaler que ma fenêtre a été défoncée et le sac qui contenait les 13 millions emporté. Quelques jours après, j'ai essayé de le joindre sur le même numéro, j'ai été décroché par quelqu'un qui m'a fait savoir que la puce appartenait à un sourd-muet.

 

Dakaractu-Touba : Votre bourreau connaissait-il forcément la maison ?

 

Absolument ! Je tiens à vous dire que la fenêtre n'a pas été défoncée. Ou si elle l’a été, c'est de l'intérieur qu'elle l’aura été. Observez bien la fenêtre ! Vous remarquerez clairement que celui qui l'a délogée de son scellement l'a fait de l'intérieur de la chambre. Par conséquent, mon voleur est d'abord entré dans ma chambre, a pris le sac sans toucher à rien d'autre. Il a ensuite simulé le cambriolage en s'attaquant à la fenêtre. Mais derrière la fenêtre, il n’y avait aucune trace de pied. Ça prend du temps pour défoncer une fenêtre ! Mieux, le fer de la fenêtre n'a n'a point été écorné alors qu'il est supposé avoir été délogé par un pied de biche. Autre chose : les glissières de fenêtres ont été arrêtées de l'intérieur par des coupures de feuilles de "poftann" (colotropis procera) pour éviter que les vitres ne soient bien accrochées.

 

Dakaractu-Touba :  Que prévoyez-vous de faire ?

 

Juste attendre que les enquêteurs finissent leur travail. Je leur fais confiance. Je sais qu'ils sont des professionnels aguerris. Mais je tiens à dire à l'intention de mon voleur que mes 13 millions ne seront pas avalés aussi facilement. 

Mercredi 20 Janvier 2021
Dakaractu




Dans la même rubrique :