Les jours précédents son suicide, survenu le 11 décembre 2010, le fils de Bernard Madoff avait entrepris l'écriture de mémoires dans lesquelles il souhaitait relater les tourments cachés de sa vie et de sa famille engendrés par les escroqueries de son père. Sa veuve a décidé aujourd'hui de les publier.
"Comment l'expliquer?"
Chaque mot de ce manuscrit, publié en partie par le New York Post, torturé démontre l'angoisse vécue par Mark Madoff, qui a appris à détester son père qu'il qualifiait de "voleur", "escroc" ou encore "de loup dans la bergerie". "Le business, l'homme, la personne que je voyais n'était pas celui qu'il prétendait être", a écrit celui qui, deux semaines plus tard, sera retrouvé au bout d'une corde à 46 ans.
"Mon propre père a détruit ma vie. Ma souffrance est indescriptible. Le business dans lequel j'ai consacré 23 ans de ma vie est en morceaux. Je suis désormais sans emploi, désargenté, et ma famille devra à tout jamais vivre avec le poids des actes honteux de mon père. Ses agissements ont engendré tellement de victimes et tellement d'histoires horribles. Comment expliquerai-je à mes enfants ce que je peine à comprendre moi-même".
"The End of Normal"
Ces mots sont ceux d'un homme qui souhaitait rendre publique son point de vue de l'histoire, mais il décidera plutôt d'en finir deux ans jour pour jour après que son frère et lui aient livré son père aux autorités après que celui-ci eut détourné 64 milliards de dollars, ce qui, à ce jour, constitue la plus grande escroquerie "à la Ponzi" de l'histoire. Après la condamnation à 150 ans de prison de Bernard Madoff (qui déclarait il y a peu être heureux en prison), la veuve de Mark a décidé d'intégrer son récit dans un livre à paraître, intitulé "The End of Normal". "Mon mari souffrait énormément", a déclaré Mack lors d'une interview accordée à ABC dans l'émission "20/20" qui doit être diffusée ce vendredi soir aux Etats-Unis. "Cette histoire l'a terriblement blessé. Il ne parvenait pas à l'accepter et à l'oublier".
Frère, soeur, nièce, collaborateurs
Comme cette façon dont son père pouvait changer de costume, passant de l'escroc à celui de père de famille. "Mon enfance fut normale. Mes deux parents étaient présents pour moi et ont fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. J'ai été éduqué pour devenir une bonne et honnête personne. Ce que je pense être". "J'ai lu ça et là que si mon père était tel qu'il est, je devais à mon tour être aussi cruel ou avoir au moins été au courant de ce qu'il faisait. Rien que par le fait d'être son fils ? Mon père a volé son frère, sa soeur, sa nièce, son filleul, ses meilleurs amis, ses collaborateurs et beaucoup d'autres. Il était capable de cacher sa nature profonde et il ne faut pas être surpris que la personne qui l'idolâtrait le plus, moi, son fils, n'ait pas vu son père comme un criminel. Mon père était un loup dans la bergerie et n'était pas l'homme qu'il prétendait être".
"Coma à yeux ouverts"
Travaillant avec son jeune frère, Andrew, dans la boîte de leur père depuis 23 ans, Mark a décidé de livrer ce dernier aux autorités quelques jours après avoir découvert ses agissements. "Que se passe-t-il ici, bordel ?", lui aurait-il dit. "Je ne peux pas te le dire ici", aurait répondu son père. Jusqu'au bout, Bernard Madoff a crié au mensonge, tandis qu'en apprenant la nouvelle, Ruth, son épouse, est restée allongée dans le canapé, sans expression, dans un "coma à yeux ouverts". Finalement, celui que son entourage appelle Bernie n'a éprouvé ni regrets, ni remords, même si, lorsqu'il fut livré, "il est tombé en pleurs lorsqu'il s'est retrouvé entouré de policiers". (LS/7s7Los Angeles)
"Comment l'expliquer?"
Chaque mot de ce manuscrit, publié en partie par le New York Post, torturé démontre l'angoisse vécue par Mark Madoff, qui a appris à détester son père qu'il qualifiait de "voleur", "escroc" ou encore "de loup dans la bergerie". "Le business, l'homme, la personne que je voyais n'était pas celui qu'il prétendait être", a écrit celui qui, deux semaines plus tard, sera retrouvé au bout d'une corde à 46 ans.
"Mon propre père a détruit ma vie. Ma souffrance est indescriptible. Le business dans lequel j'ai consacré 23 ans de ma vie est en morceaux. Je suis désormais sans emploi, désargenté, et ma famille devra à tout jamais vivre avec le poids des actes honteux de mon père. Ses agissements ont engendré tellement de victimes et tellement d'histoires horribles. Comment expliquerai-je à mes enfants ce que je peine à comprendre moi-même".
"The End of Normal"
Ces mots sont ceux d'un homme qui souhaitait rendre publique son point de vue de l'histoire, mais il décidera plutôt d'en finir deux ans jour pour jour après que son frère et lui aient livré son père aux autorités après que celui-ci eut détourné 64 milliards de dollars, ce qui, à ce jour, constitue la plus grande escroquerie "à la Ponzi" de l'histoire. Après la condamnation à 150 ans de prison de Bernard Madoff (qui déclarait il y a peu être heureux en prison), la veuve de Mark a décidé d'intégrer son récit dans un livre à paraître, intitulé "The End of Normal". "Mon mari souffrait énormément", a déclaré Mack lors d'une interview accordée à ABC dans l'émission "20/20" qui doit être diffusée ce vendredi soir aux Etats-Unis. "Cette histoire l'a terriblement blessé. Il ne parvenait pas à l'accepter et à l'oublier".
Frère, soeur, nièce, collaborateurs
Comme cette façon dont son père pouvait changer de costume, passant de l'escroc à celui de père de famille. "Mon enfance fut normale. Mes deux parents étaient présents pour moi et ont fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. J'ai été éduqué pour devenir une bonne et honnête personne. Ce que je pense être". "J'ai lu ça et là que si mon père était tel qu'il est, je devais à mon tour être aussi cruel ou avoir au moins été au courant de ce qu'il faisait. Rien que par le fait d'être son fils ? Mon père a volé son frère, sa soeur, sa nièce, son filleul, ses meilleurs amis, ses collaborateurs et beaucoup d'autres. Il était capable de cacher sa nature profonde et il ne faut pas être surpris que la personne qui l'idolâtrait le plus, moi, son fils, n'ait pas vu son père comme un criminel. Mon père était un loup dans la bergerie et n'était pas l'homme qu'il prétendait être".
"Coma à yeux ouverts"
Travaillant avec son jeune frère, Andrew, dans la boîte de leur père depuis 23 ans, Mark a décidé de livrer ce dernier aux autorités quelques jours après avoir découvert ses agissements. "Que se passe-t-il ici, bordel ?", lui aurait-il dit. "Je ne peux pas te le dire ici", aurait répondu son père. Jusqu'au bout, Bernard Madoff a crié au mensonge, tandis qu'en apprenant la nouvelle, Ruth, son épouse, est restée allongée dans le canapé, sans expression, dans un "coma à yeux ouverts". Finalement, celui que son entourage appelle Bernie n'a éprouvé ni regrets, ni remords, même si, lorsqu'il fut livré, "il est tombé en pleurs lorsqu'il s'est retrouvé entouré de policiers". (LS/7s7Los Angeles)