L’autisme est un sujet qui concerne de plus en plus de familles à travers le monde. En marge de la journée mondiale de l’autisme qui a été célébrée le 2 avril dernier, nous avons eu l’occasion d'échanger avec Aïssatou Diallo Camara qui dirige « la plateforme autisme Sénégal » dédiée à l’autisme et qui a une expérience personnelle avec ses deux enfants autistes.
Selon elle, les troubles du spectre autistique sont une condition neuro-développementale qui se traduit par un fonctionnement différent du cerveau. C’est un spectre dans la mesure où chaque autiste est unique et comporte différents niveaux, c’est-à-dire léger, moyen et sévère. En général, elle explique que le retard de langage est le premier symptôme constaté chez l’enfant et qui amène le parent à aller consulter des spécialistes. Mais il faut noter trois caractéristiques principales que sont :
-Le déficit de communication : l’enfant communique très peu, il a du mal à fixer son regard lorsqu’on lui parle. Il parvient difficilement à exprimer ses besoins à travers le langage.
- Le manque d’interactions sociales : l’enfant est souvent solitaire, ne joue pas avec ses pairs. Il a du mal à décoder les codes sociaux classiques lorsqu’il s’agit d’interagir avec les gens.
- Les difficultés sensorielles : une sensibilité variable par rapport aux différents sens que sont le toucher, l’audition, la vue, le goût, le vestibulaire, l’intéroception (sensations internes). Une personne autiste peut présenter une hypersensibilité (réagit très fortement), une hyposensibilité (réagit peu, recherche la stimulation), mélange des deux selon les sens). À titre d’exemple, certains autistes ont une hypersensibilité aux bruits et lumières qu’ils sentent plus intensément par rapport aux personnes neurotypiques.
Concernant les causes, elle explique qu’il est important de noter qu’elles sont encore mal comprises et font l’objet de débats parmi les spécialistes.
Aïssatou Diallo Camara souligne que plusieurs facteurs ont été avancés tels que la prise précoce des antibiotiques, les vaccins, les méthodes contraceptives, les gènes, les facteurs environnementaux, les conditions d’accouchement. Une personne autiste agit différemment par rapport aux personnes neurotypiques. Ils ont une autre perception du monde qui les entoure parce que tout simplement leur cerveau fonctionne différemment. Quant aux conséquences de l’autisme, elles se manifestent souvent par des problèmes de comportement, des difficultés dans la communication et les interactions sociales, des problèmes sensoriels. Parmi les personnes autistes, certains sont verbaux tandis que d’autres sont non verbaux.
Pour comprendre le choix du thème retenu, il faut savoir que l'association Solidarité Enfance Inclusive (SEI) a organisé cette conférence pour lancer l’association. De fait, la prise en charge des jeunes autistes est un défi important au Sénégal, où les offres de formation professionnelle sont quasiment inexistantes pour eux. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, l’association « Solidarité Enfance Inclusive » (SEI) membre de la Plateforme a organisé une conférence le 2 Avril 2026 dont le thème portait sur : « La prise en charge des jeunes autistes : défis, inclusion et parcours de vie ». Une rencontre de haut niveau visant à renforcer la sensibilisation, favoriser le dialogue multi-acteurs et promouvoir une approche inclusive de la prise en charge des personnes autistes.
À cet égard, l’objectif de la plateforme est de fédérer les associations engagées dans le domaine de l’autisme pour promouvoir une société inclusive et respectueuse des droits des personnes autistes. En effet, après plusieurs années de militantisme, il a été constaté que les progrès notés sont assez timides et que les initiatives privées ne suffisent pas. D’où la nécessité de travailler étroitement avec l’État pour élaborer des politiques publiques de prise en charge de l'handicap. La plateforme regroupe neuf (9) associations qui partagent une volonté commune d’agir ensemble pour améliorer la prise en charge de l’autisme.
Selon elle, les troubles du spectre autistique sont une condition neuro-développementale qui se traduit par un fonctionnement différent du cerveau. C’est un spectre dans la mesure où chaque autiste est unique et comporte différents niveaux, c’est-à-dire léger, moyen et sévère. En général, elle explique que le retard de langage est le premier symptôme constaté chez l’enfant et qui amène le parent à aller consulter des spécialistes. Mais il faut noter trois caractéristiques principales que sont :
-Le déficit de communication : l’enfant communique très peu, il a du mal à fixer son regard lorsqu’on lui parle. Il parvient difficilement à exprimer ses besoins à travers le langage.
- Le manque d’interactions sociales : l’enfant est souvent solitaire, ne joue pas avec ses pairs. Il a du mal à décoder les codes sociaux classiques lorsqu’il s’agit d’interagir avec les gens.
- Les difficultés sensorielles : une sensibilité variable par rapport aux différents sens que sont le toucher, l’audition, la vue, le goût, le vestibulaire, l’intéroception (sensations internes). Une personne autiste peut présenter une hypersensibilité (réagit très fortement), une hyposensibilité (réagit peu, recherche la stimulation), mélange des deux selon les sens). À titre d’exemple, certains autistes ont une hypersensibilité aux bruits et lumières qu’ils sentent plus intensément par rapport aux personnes neurotypiques.
Concernant les causes, elle explique qu’il est important de noter qu’elles sont encore mal comprises et font l’objet de débats parmi les spécialistes.
Aïssatou Diallo Camara souligne que plusieurs facteurs ont été avancés tels que la prise précoce des antibiotiques, les vaccins, les méthodes contraceptives, les gènes, les facteurs environnementaux, les conditions d’accouchement. Une personne autiste agit différemment par rapport aux personnes neurotypiques. Ils ont une autre perception du monde qui les entoure parce que tout simplement leur cerveau fonctionne différemment. Quant aux conséquences de l’autisme, elles se manifestent souvent par des problèmes de comportement, des difficultés dans la communication et les interactions sociales, des problèmes sensoriels. Parmi les personnes autistes, certains sont verbaux tandis que d’autres sont non verbaux.
Pour comprendre le choix du thème retenu, il faut savoir que l'association Solidarité Enfance Inclusive (SEI) a organisé cette conférence pour lancer l’association. De fait, la prise en charge des jeunes autistes est un défi important au Sénégal, où les offres de formation professionnelle sont quasiment inexistantes pour eux. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, l’association « Solidarité Enfance Inclusive » (SEI) membre de la Plateforme a organisé une conférence le 2 Avril 2026 dont le thème portait sur : « La prise en charge des jeunes autistes : défis, inclusion et parcours de vie ». Une rencontre de haut niveau visant à renforcer la sensibilisation, favoriser le dialogue multi-acteurs et promouvoir une approche inclusive de la prise en charge des personnes autistes.
À cet égard, l’objectif de la plateforme est de fédérer les associations engagées dans le domaine de l’autisme pour promouvoir une société inclusive et respectueuse des droits des personnes autistes. En effet, après plusieurs années de militantisme, il a été constaté que les progrès notés sont assez timides et que les initiatives privées ne suffisent pas. D’où la nécessité de travailler étroitement avec l’État pour élaborer des politiques publiques de prise en charge de l'handicap. La plateforme regroupe neuf (9) associations qui partagent une volonté commune d’agir ensemble pour améliorer la prise en charge de l’autisme.
Pour ce qui est de l’adhésion, elle est ouverte à toute association qui remplit les conditions requises. Il s’agit d’être en conformité avec la législation en vigueur au Sénégal ou à l’étranger en matière de formalisation des associations, accepter les statuts et règlement intérieur et remplir le formulaire d’adhésion, fournir des documents, notamment la présentation de son organisation et de ses activités au Sénégal ou à l’étranger, un membre actif doit s’acquitter régulièrement de ses cotisations.
Toutefois, la présidente appelle à la bienveillance et à l’empathie envers les personnes autistes. Car dit-elle, « l’autisme n’est pas une fatalité, mais une différence qui mérite respect et inclusion ».
Toutefois, la présidente appelle à la bienveillance et à l’empathie envers les personnes autistes. Car dit-elle, « l’autisme n’est pas une fatalité, mais une différence qui mérite respect et inclusion ».