Audit du fichier électoral et réformes de la loi électorale : Le PDS réclame une place pleine et entière dans le processus en dehors de toute coalition de partis.


Le PDS réclame une place pleine et entière dans le processus d’audit du fichier électoral et de réforme des lois électorales, en dehors de toute coalition de partis.  Une demande qui ne date pas d’hier comme l’a expliqué le parti libéral dans une note signée du Dr Cheikh Dieng, Secrétaire général national adjoint Chargé des Élections et adressée à Antoine Félix Abdoulaye Diome, Ministre de l’Intérieur.

« Notre parti n’a cessé d’exiger son implication dans l’ensemble du processus électoral, notamment l’audit du fichier et du processus électoral ainsi que dans le processus de confection et de distribution des cartes d’électeur et l’affectation des électeurs dans les centres et les bureaux de vote. Contrairement à ce qui se passe depuis 2012, l’état de droit et la démocratie exigent la mise en place d’un organe véritablement indépendant pour organiser les élections, la validation publique des listes électorales par les populations et l’accès des partis politiques à la liste et carte électorales définitives bien avant le scrutin », détaille le PDS.

Les libéraux de rappeler aussi « les nombreuses manipulations frauduleuses qui ont permis une victoire illégitime de la coalition BBY lors des élections législatives du 30 juillet 2017 et (…) cette démarche unilatérale pour imposer à la classe politique, un parrainage fantaisiste (…) qui a permis d’éliminer injustement la plupart des candidats… »

Au total donc, accuse le PDS, l’absence de réponse pertinente du régime à leurs justes revendications et leur persistance dans l’unilatéralisme ont fini d’installer notre pays dans une impasse politique dont les conséquences, à terme, risquent d’être préjudiciables à tous.

Le PDS de rappeler au ministre donc, que le fichier électoral ne peut garantir la transparence que si les formations politiques sont associées à son élaboration, en particulier le parti d’opposition le plus représentatif du pays, en l’occurrence le PDS, seul parti fort d’un groupe parlementaire d’opposition au sein de l’assemblée nationale. En conséquence, réclame-t-il une place pleine et entière dans le processus d’audit du fichier électoral et de réforme des lois électorales, en dehors de toute coalition de partis. « En effet, l’ensemble des partis politiques présents à l’assemblée nationale, et qui ont donc fait la preuve de leur représentativité électorale, devraient être représentés au moins par deux (2) membres au sein de la commission chargée du pilotage de l’audit », conclut la note.
Mardi 5 Janvier 2021
Dakaractu




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