Assemblée nationale : Abdourahmane Diouf conteste la légitimité de Sonko à la présidence et dénonce une « usurpation à double détente »

Abdourahmane Diouf accuse la majorité parlementaire de détourner le mandat reçu des électeurs pour combattre le président Diomaye Faye. Le ministre conteste également les conditions d’accès d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale et rejette les accusations visant le chef de l’État sur les fonds spéciaux.


Abdourahmane Diouf poursuit ses critiques contre la majorité parlementaire. Dans son intervention, le ministre dénonce ce qu’il qualifie d’« usurpation à double détente », mettant en cause à la fois l’attitude des députés majoritaires et la situation de leur dirigeant à la tête de l’Assemblée nationale.
 
Évoquant les 130 députés de cette majorité, il rappelle avoir lui-même participé à la campagne législative. Selon lui, le message adressé aux électeurs était de donner au président Diomaye Faye une majorité lui permettant de mettre en œuvre les projets pour lesquels les Sénégalais l’avaient élu.
 
Le ministre reproche aux députés concernés d’avoir détourné cet objectif en engageant un affrontement avec le chef de l’État. Il parle ainsi d’un « détournement d’objectif » et d’un « détournement de suffrages ». À ses yeux, le soutien obtenu auprès des électeurs ne leur donnait pas mandat pour combattre le président de la République.
 
Abdourahmane Diouf présente également le blocage du budget qu’il leur reproche comme une décision contraire aux intérêts des populations. Il estime que les représentants choisis pour défendre les Sénégalais prennent ainsi des positions qui les privent de mesures attendues.
 
Concernant Ousmane Sonko, le ministre affirme qu’il ne disposait pas du statut de député et soutient qu’il n’aurait donc pas dû accéder à la présidence de l’Assemblée nationale. Il considère que cette question aurait dû faire l’objet d’un débat national. Il l’accuse également d’utiliser cette institution pour mener un affrontement avec le président Diomaye Faye.
 
Sur les fonds spéciaux, Abdourahmane Diouf récuse l’idée que le chef de l’État s’opposerait à leur contrôle ou à leur encadrement. Il demande à ses contradicteurs de produire un écrit ou une déclaration du président allant dans ce sens. Selon lui, la nécessité d’encadrer ces fonds fait l’objet d’un consensus. Il qualifie les accusations contraires de manipulation.
Lundi 2 Novembre 2026
Dakaractu