Assassinat du président Haitien : Quel lendemain pour un pays en permanente instabilité politique?


Assassinat du président Haitien : Quel lendemain pour un pays en permanente instabilité politique?
Le président Jovenel Moïse a été assassiné ce mercredi par des personnes armées non identifiées, selon le communiqué de la présidence Haïtienne. C'est ainsi que le Premier ministre par intérim, Claude Joseph, a annoncé par communiqué, l'assassinat du président Haitien et dénoncé un acte inhumain et barbare. 

À 53 ans, Jovenel Moïse est tué par balle dans la nuit du mardi à mercredi par ces assaillants qui ont également blessé la première dame, Mme Moïse.

Depuis février 2017, Jovenel Moïse, a été élu dès le premier tour du scrutin en obtenant 55,67 % des suffrages au premier tour, à l'âge de 48 ans. Il met ainsi, un terme au long processus électoral débuté depuis octobre 2015 et qui avait paralysé la vie politique de ce pays le plus pauvre de la Caraïbe. 

Accusé d'oisiveté, le président Jovenel Moïse avait été confronté à une vive défiance d'une bonne partie de la population, mais également de ses rivaux politiques. D'ailleurs, depuis février dernier, l'opposition ne reconnaissait plus Jovenel Moïse comme président et réclamait son départ du pouvoir qui, selon l'opposition est arrivé à son terme. Depuis cette date, les manifestations dans le pays devenaient fréquentes.

Parallèlement, en mai 2019, la Cour des comptes accuse le président «de détournements de fonds» avant sa prise de fonction. La contestation s'amplifie fin août suite à une pénurie de carburant.

S'ensuivront de grands événements, notamment en août et décembre où près de 70% des établissements scolaires sont fermés en raison des manifestations qui font des dizaines de morts, des barricades tout comme l'intensification des activités des gangs armés, selon l'Unicef et l'Unesco. Après l'expiration en janvier 2020 du mandat des députés sans nouvelles élections, le président gouverne par décret. Des manifestations se multiplient pour dénoncer l'insécurité, notamment les enlèvements contre rançon.

Le 07 février dernier le gouvernement avait annonçait l'arrestation de 27 personnes qui avaient, selon lui, l'intention d'assassiner le président. Ce pays, faisant partie des plus pauvres du continent Américain est ainsi, un creuset de gangs jouissant d'ailleurs d'une quasi impunité qui ne peut être qualifiée.

Après l'assassinat du président Jovenel Moïse, le Premier ministre par intérim a décrété l'état de siège et assure que la situation est sous contrôle.




Jeudi 8 Juillet 2021
Dakaractu




Dans la même rubrique :