Assassinat de Mohsen Fakhrizadeh : Le parlement Iranien donne mandat au président de relancer l’industrie nucléaire en cessant d’appliquer le protocole additionnel de l’AIEA.


Le parlement Iranien est plus que déterminé à apporter la riposte qu’il faut et à la hauteur de l’assassinat du scientifique Mohsen Fakhrizadeh. À l’unanimité, les parlementaires ont signé un appel à venger le savant.

Pourtant, le président Iranien Hassan Rohani avait promis une riposte en temps et en heure. Il a aussi appelé voire prévenu de ne pas tomber dans le piège qui semble tendu par son ennemi juré et commanditaire de cet assassinat, Israël.

Les parlementaires estiment que le président n’est pas ferme dans sa réponse. C’est pourquoi ils ont plaidé la création d’une loi qui interdirait à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d' inspecter les installations nucléaires de l’Iran.

Le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, est allé plus loin. Il prône « une réaction forte susceptible d’assurer une dissuasion et de vengeance. » En tout cas, les députés jugent que la meilleure réponse face aux actes de terrorisme et de sabotage d’Israël, des États-Unis et de leurs alliés, est de relancer la glorieuse industrie nucléaire de l’Iran en cessant d’appliquer le protocole additionnel de l’AIEA.

Une décision qui attiseraient les tensions dans cette partie de l’Asie, théâtre des opérations de guerre et de conflit, mais aussi une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre froide entre Israël et les pays musulmans qui défendent les intérêts de la Palestine. Avec cette passe d’armes, les armes risquent de crépiter.

Sur le banc des accusés, Israël n’est pas en reste. L’État hébreux menace. Il rompt le silence et précise selon le journal israélien «Haaretz», que « l’élimination de Fakhrizadeh est un message clair à Joe Biden et montre l’opposition d’Israël à un retour à l’accord sur le nucléaire Iranien.

Pour sa part, les Émirats arabes unis ont condamné dimanche un assassinat odieux, mais ont appelé à la plus grande retenue pour éviter que la région ne sombre dans une nouvelle phase d’instabilité et de menace pour la paix.

Le scientifique chargé de la défense atomique du pays sera inhumé ce lundi à Téhéran qui prépare une réponse immédiate.    
Lundi 30 Novembre 2020
Dakaractu




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