Une première mesure est tombée en début de semaine, portant interdiction des face-à-face entre lutteurs, sur des plateaux de télévision. Assez pour soulever l’ire de Gaston Mbengue. Le promoteur ne s’imaginerait plus un combat de lutte sans face-à-face, assimilant un tel scénario à une élection présidentielle sans campagne.
On en arrive à se demander ce qu’il en était des grandes confrontations, avant l’avènement, il n’y a guère plus de deux saisons, de l’ère des shows faits de défiances entre adversaires à l’affiche, suivies de séances d’exorcisme pour les vaincus, la semaine suivante. Ces derniers saisissent toujours ces occasions pour verser dans moult tentatives de justification d’un « faux pas » qu’ils se proposent de vite dépasser, s’ils ne chargent les arbitres ou l’instance de gestion, accusés de tous les maux.
Des générations de champions ont honoré leurs contrats, produit des spectacles de qualité et passé le flambeau, sans jamais avoir eu à s’affronter sur un plateau de télévision, sur fond de messages publicitaires d’annonceurs qui ne peuvent que se frotter les mains d’être régulièrement à l’écran. Pour quels budgets ? A entendre Gaston Mbengue dont nul ne peut douter qu’il sait de quoi il retourne dans ce domaine, les sponsors ne seraient aussi pas aussi pourvoyeurs d’argent qu’on serait tenté de penser.
Faut-il croire que ce sont les télévisions qui se partagent la manne ? Elles n’auraient pas tort de facturer lourdement, tellement elles consacrent de temps d’antenne à la diffusion de messages dont les producteurs ont réussi à imposer d’eux-mêmes une image de « bienfaiteurs » toujours au service de notre sport national. On ne peut imaginer ce qu’il leur en coûterait de devoir payer chaque seconde passée à l’écran en heure de grande audience. En y ajoutant les commentaires et autres clins d’œil servis en direct par des reporters réels et improvisés, le volume publicitaire « sans retombées» pour les chaines constituerait un inestimable manque à gagner. Cela pendant que le secteur de l’audiovisuel peine à boucler ses budgets et donc à faire face aux charges sociales que leur imposent leur statut d’entreprises de presse.
La publicité déguisée ne relève plus de l’exception. C’est devenu la règle. Ceux qui la portent ont parfois la double casquette de « journalistes » et « communicateurs traditionnels », un corps parallèle fortement présent dans les médias au point d’en être devenus les représentants les plus populaires aux yeux d’une partie non négligeable de l’opinion. Conséquence, oh paradoxe ! des télévisions et radios s’arrachent quasiment ces personnels dont la profession refuse de s’accommoder des pratiques. Le plus d’audience qu’elles en attendent est négativement compensé par des fuites de recettes que leurs nouvelles stars détournent en grandes quantités, en se faisant payer hors circuits des services rendus avec les moyens des supports qui les emploient. Si ce n’est du masochisme, il urge de trouver une autre définition à cette propension à recruter des travailleurs aussi étrangères au journalisme que capables de folklorisation et clochardisation d’une profession si ouverte qu’elle en est devenue une des tares de la démocratie au Sénégal. L’économie invisible qui découle de la publicité détournée volontairement -mais plus souvent par ignorance des faussaires- est telle que les médias eux-mêmes commencent à verser dans la confusion, des agences de communication se payant le luxe de capter de la publicité pour la faire diffuser par leurs propres supports. Voila des acteurs présents du début à la fin de la chaîne, au grand dam de ceux pour qui l’éthique et la déontologie ont encore un sens.
Et comme Sisyphe, voila la profession encore à la recherche d’une formule pour mettre de l’ordre dans ses rangs après avoir porté sur les fonts baptismaux et successivement, le Synpics, le Cred puis le Cored, ce dernier érigé sur les cendres du précédent Comité pour le Respect de l’Ethique et de la déontologie des journalistes. La nouvelle trouvaille encore en gestation sous l’appellation de Conseil Supérieur de la Presse (CSP) aurait valeur de Chambre dans laquelle le(s) Syndicat(s) et l’organe d’autorégulation cohabiteront tout en maintenant leur autonomie de fonctionnement dans la poursuite de leurs missions de revendications et de protection des valeurs du journalisme exercé par des professionnels. C’est un passage obligé pour donner à l’Etat un interlocuteur incontournable parce que ses recommandations s’appliqueront à tout pratiquant du métier d’informer selon les règles consacrées.
On en arrive à se demander ce qu’il en était des grandes confrontations, avant l’avènement, il n’y a guère plus de deux saisons, de l’ère des shows faits de défiances entre adversaires à l’affiche, suivies de séances d’exorcisme pour les vaincus, la semaine suivante. Ces derniers saisissent toujours ces occasions pour verser dans moult tentatives de justification d’un « faux pas » qu’ils se proposent de vite dépasser, s’ils ne chargent les arbitres ou l’instance de gestion, accusés de tous les maux.
Des générations de champions ont honoré leurs contrats, produit des spectacles de qualité et passé le flambeau, sans jamais avoir eu à s’affronter sur un plateau de télévision, sur fond de messages publicitaires d’annonceurs qui ne peuvent que se frotter les mains d’être régulièrement à l’écran. Pour quels budgets ? A entendre Gaston Mbengue dont nul ne peut douter qu’il sait de quoi il retourne dans ce domaine, les sponsors ne seraient aussi pas aussi pourvoyeurs d’argent qu’on serait tenté de penser.
Faut-il croire que ce sont les télévisions qui se partagent la manne ? Elles n’auraient pas tort de facturer lourdement, tellement elles consacrent de temps d’antenne à la diffusion de messages dont les producteurs ont réussi à imposer d’eux-mêmes une image de « bienfaiteurs » toujours au service de notre sport national. On ne peut imaginer ce qu’il leur en coûterait de devoir payer chaque seconde passée à l’écran en heure de grande audience. En y ajoutant les commentaires et autres clins d’œil servis en direct par des reporters réels et improvisés, le volume publicitaire « sans retombées» pour les chaines constituerait un inestimable manque à gagner. Cela pendant que le secteur de l’audiovisuel peine à boucler ses budgets et donc à faire face aux charges sociales que leur imposent leur statut d’entreprises de presse.
La publicité déguisée ne relève plus de l’exception. C’est devenu la règle. Ceux qui la portent ont parfois la double casquette de « journalistes » et « communicateurs traditionnels », un corps parallèle fortement présent dans les médias au point d’en être devenus les représentants les plus populaires aux yeux d’une partie non négligeable de l’opinion. Conséquence, oh paradoxe ! des télévisions et radios s’arrachent quasiment ces personnels dont la profession refuse de s’accommoder des pratiques. Le plus d’audience qu’elles en attendent est négativement compensé par des fuites de recettes que leurs nouvelles stars détournent en grandes quantités, en se faisant payer hors circuits des services rendus avec les moyens des supports qui les emploient. Si ce n’est du masochisme, il urge de trouver une autre définition à cette propension à recruter des travailleurs aussi étrangères au journalisme que capables de folklorisation et clochardisation d’une profession si ouverte qu’elle en est devenue une des tares de la démocratie au Sénégal. L’économie invisible qui découle de la publicité détournée volontairement -mais plus souvent par ignorance des faussaires- est telle que les médias eux-mêmes commencent à verser dans la confusion, des agences de communication se payant le luxe de capter de la publicité pour la faire diffuser par leurs propres supports. Voila des acteurs présents du début à la fin de la chaîne, au grand dam de ceux pour qui l’éthique et la déontologie ont encore un sens.
Et comme Sisyphe, voila la profession encore à la recherche d’une formule pour mettre de l’ordre dans ses rangs après avoir porté sur les fonts baptismaux et successivement, le Synpics, le Cred puis le Cored, ce dernier érigé sur les cendres du précédent Comité pour le Respect de l’Ethique et de la déontologie des journalistes. La nouvelle trouvaille encore en gestation sous l’appellation de Conseil Supérieur de la Presse (CSP) aurait valeur de Chambre dans laquelle le(s) Syndicat(s) et l’organe d’autorégulation cohabiteront tout en maintenant leur autonomie de fonctionnement dans la poursuite de leurs missions de revendications et de protection des valeurs du journalisme exercé par des professionnels. C’est un passage obligé pour donner à l’Etat un interlocuteur incontournable parce que ses recommandations s’appliqueront à tout pratiquant du métier d’informer selon les règles consacrées.