Aspect juridique et financier de l'autoroute Dakar-AIBD : « La plus grande erreur commise par l’État du Sénégal ! » (Dr Khadim Bamba Diagne)


Aspect juridique et financier de l'autoroute Dakar-AIBD : « La plus grande erreur commise par l’État du Sénégal ! » (Dr Khadim Bamba Diagne)
Dans un webinaire sur « l’aspect juridique et financier de l’exploitation de l’autoroute Dakar-AIBD : Quelles leçons tirer des contrats CET ? » auquel il prenait part, le Dr Khadim Bamba Diagne est d’avis que les économies ont besoin d’infrastructures, car estime t-il, ces infrastructures constituent un des piliers fondamentaux du développement d’un pays.

« On a besoin dans nos économies des infrastructures. Mais, ce n’est pas aussi parce qu’on a besoin des infrastructures, qu’on va contracter avec n’importe qui. C’est pourquoi il y a beaucoup de leçons à tirer concernant le contrat sur l’autoroute à péage entre l’État du Sénégal et Eiffage », a souligné l’économiste.

Poursuivant ses explications, Mr Khadim Bamba Diagne révèle «la plus grande erreur commise» par l’Etat du Sénégal dans le cadre de l’exploitation financière de l’autoroute Dakar-AIBD.

« Il y a un manque financier à gagner pour l’État du Sénégal alors que les grandes entreprises quand elles viennent investir, elles mettent en place d’abord des stratégies et des programmes financiers pour recouvrer avant terme du contrat, plus que ce qu’elles avaient investi. C’est pourquoi, l’État devrait mettre en place un cabinet financier pour ne pas laisser l’entreprise qui gère l’autoroute à péage faire main basse sur la gestion de l’infrastructure ainsi que le recouvrement des fonds. Et la plus grande erreur commise par l’État du Sénégal dans la gestion de l’autoroute à péage c’est d’avoir laissé l’initiative à Eiffage », a laissé entendre Khadim Bamba Diagne.

À cet effet, l’économiste invite l’État du Sénégal à s’organiser en mettant en place des stratégies de contrôle et organiser son secteur privé. « De ce point de vue l’État du Sénégal doit mettre en place des stratégies de contrôle de l’autoroute à péage. C’est pourquoi l’État doit s’organiser pour mettre en place des mécanismes pour que l’entreprise SECAA se limite à être concessionnaire qui gère l’affaire et que l’État puisse contrôler l’aspect financier. En plus de cela aussi, il faut organiser le secteur privé national », conseillera l’économiste.

Ce webinaire a été organisé par LEGS-AFRICA, un Think Tank d'orientation scientifique qui "ouvre le chantier d'une redevabilité active sur la gouvernance des grandes infrastructures et des partenariats publics privés"…
Mardi 6 Juillet 2021
Dakaractu



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