Article sur la question du Sahara : l’Aps soupçonne une manipulation et précise


Article sur la question du Sahara : l’Aps soupçonne une manipulation et précise
Suite à notre article intitulé « Question du Sahara » : l’Aps crée le malaise entre le Sénégal et le Maroc », publié ce 30 janvier, l’Agence de presse sénégalaise a apporté des précisions, via un communiqué diffusé ce mercredi.
« L’Agence de presse sénégalaise (APS) a été surprise de voir des médias évoquer un article publié sur son site le 2 novembre 2009, précisément à 11h 07 minutes, un compte rendu d’une rencontre tenue à Midrand, en Afrique du Sud, dans un contexte particulier se rapportant à une session du Parlement panafricain sur la question du Sahara Occidental », souligne l’Aps.

« Un article relu et mis en ligne à l’époque, avec toutes les précautions d’usage, en tenant compte du caractère sensible de la question du Sahara et des relations d’amitié et de fraternité liant le Sénégal au Royaume chérifien », poursuit le communiqué.
 
« De voir cet article republié aujourd’hui, dans un tout autre contexte, sans aucun rapport avec les circonstances dans lesquelles il doit être replacé, pousse à réfléchir et à s’interroger sur les motivations des personnes qui pourraient être à l’origine de cette affaire », s’étonne l’Agence de presse sénégalaise.
 
« Il reste que l’APS, au-delà de ses relations toujours privilégiées avec la Maghreb Arab Press (MAP), l’agence de presse officielle du royaume chérifien, n’a pour sa part jamais cessé, dans la mesure de ses moyens et de ses capacités, de contribuer au raffermissement des relations séculaires entre le royaume chérifien et le Sénégal », rappelle l’Aps.
 
« Une perspective dictée par l’histoire des deux pays et amplifiée depuis les indépendances par les différents dirigeants sénégalais et marocains, une réalité qui s’est naturellement imposée à l’APS, en tant qu’organe officiel dont une des missions consiste à contribuer aux orientations majeures du Sénégal et à la sauvegarde de ses intérêts », termine le communiqué.
 

N.D.L.R.

Suite au communiqué de l’Agence de presse sénégalaise ci-dessus repris, Dakaractu tient à préciser qu’il a été documenté par plusieurs sites d’information traitant du sujet et ayant rapporté, entre le 21 et le 29 janvier 2019, qu’une note d’alerte a été produite par  Karim Bouzida (Mena Media Consulting). Or, nos recoupements nous ont permis de découvrir que ce dernier est le conseiller du roi en charge des relations avec les journalistes. Si l’article de l’Aps date de novembre 2009, Dakaractu, également, est « surpris ». D’autant plus que Bouzida, présenté comme l’auteur de la note, a commencé à conseiller le roi Mohammed VI plusieurs années après. La  rigueur, dans la collecte de l’information, nous a amené, avant publication, de rechercher dans les archives de l’Aps l’article en question. Quand nous sommes tombés sur celui-ci, nous nous sommes rendu compte qu’il n’est pas daté. Ainsi, Dakaractu présente ses sincères excuses à l’Agence de presse sénégalaise et à tous ses lecteurs pour le préjudice causé. 
Mercredi 30 Janvier 2019
Dakaractu




Dans la même rubrique :