Dakaractu: Mr. Wade, vous venez de rendre visite à Karim Wade, selon vous qu'est ce qui a véritablement incité l'Autorité Judiciaire à accepter qu'il reçoive enfin ses parents et proches?
Doudou Wade: En fait, au dernier comité directeur, nous avons été obligé d'alerter l'opinion nationale comme internationale, parce que Karim Wade est en prison depuis le 15 avril. Une fois qu'il est entre les mains des autorités judiciaires, il a droit à la visite au moins de ses parents, de ses amis etc... conformément au règlement en vigueur au Sénégal. On s'est rendu compte qu'en 15 jours d'affilée personne ne l'avait visité. Ce qui est anormal.
Sur la question des libertés, le comité directeur a donc jugé impérieux de dénoncer la situation de quasi isolement de notre frère Karim WADE qui n’a reçu aucune visite sauf celle de ses avocats qu’il félicite au demeurant très chaleureusement pour leur contribution décisive à l’avancée des libertés fondamentales et des droits de la défense. Après la Crei a été obligée d'accepter que les gens viennent déposer des demandes de visite, sans suite. Puis, ils ont délivré des permis de visiter sans visite. Il a été nécessaire de dénoncer cet état de fait. 24 h après, il a été heureux de constater que le verrou a sauté. Pour ainsi dire que Karim peut dorénavant bénéficier de ses visites.
Dakaractu: A la première minute d'une rencontre avec Karim, comment vous est-il apparu?
Doudou Wade: J'avoue que je suis sorti un peu étonné du moral au beau fixe affiché, du souci qu'il avait d'avoir des nouvelles de son grand frère que je suis, de ses parents, de ses amis. Il m'a demandé des nouvelles des autres avant de dire: "moi, je me porte comme un charme!". Quand vous allez le voir, surtout pour le parent que je suis, vous avez naturellement des soucis, des appréhensions mais je vous dis dès que vous l'apercevez il affiche la banane. C'est lui même qui vous met à l'aise. Toujours élégant dans sa mise, il était habillé d'une tenue traditionnelle beige, communément appelé "demi-saison" agrémenté d' un bonnet blanc, bref j'ai rencontré un Karim serein,jovial, de commerce facile comme à son habitude.
Dakaractu: Est-ce qu'il a demandé après son père entre autres proches? Sur quel sujet vous avez discuté?
Doudou Wade: Ecoutez, il a demandé après tout le monde, mais je ne peux quand même pas vous détailler le contenu de nos échanges. En tous cas, Karim Wade m'a agréablement surpris. Dès qu'il m'a aperçu il m'a lancé: "mais grand na nga déf" (comment allez vous?).
Dakaractu: Vous avez discuté à travers le parloir ou dans une pièce aménagée pour la circonstance?
Doudou Wade: Nous avons eu un brin de causette dans une pièce aménagée comme vous le dites, séparés que nous étions par une table. Cela s'appelle, dans le jargon de l'administration pénitentiaire,visite/contact.
Dakaractu: Est ce qu'il a évoqué ses conditions de détention? S'est-il plaint de quelque chose?
Doudou Wade: Du tout, il ne s'est plaint de rien. Il mène une vie austère avec des habitudes frugales. Nous avons plutôt évoqué la situation nationale, la vie du parti, en quelques minutes. Mais, il n'a pas manqué de saluer le dynamisme de toutes les instances du parti et félicité le commun des Sénégalais, les militantes et militants pour leur engagement et leur détermination. En un mot, j'ai trouvé un Karim Wade fort, debout, très sensible à cet élan de solidarité des Sénégalais en attendant que la vérité éclate au grand jour. Et "incha Allah" il va triompher. Il n'est pas sans savoir que cela est une épreuve de sa destinée et comme disait l'autre: "quelle que soit la longueur de la nuit, le soleil finira par se lever!"
Doudou Wade: En fait, au dernier comité directeur, nous avons été obligé d'alerter l'opinion nationale comme internationale, parce que Karim Wade est en prison depuis le 15 avril. Une fois qu'il est entre les mains des autorités judiciaires, il a droit à la visite au moins de ses parents, de ses amis etc... conformément au règlement en vigueur au Sénégal. On s'est rendu compte qu'en 15 jours d'affilée personne ne l'avait visité. Ce qui est anormal.
Sur la question des libertés, le comité directeur a donc jugé impérieux de dénoncer la situation de quasi isolement de notre frère Karim WADE qui n’a reçu aucune visite sauf celle de ses avocats qu’il félicite au demeurant très chaleureusement pour leur contribution décisive à l’avancée des libertés fondamentales et des droits de la défense. Après la Crei a été obligée d'accepter que les gens viennent déposer des demandes de visite, sans suite. Puis, ils ont délivré des permis de visiter sans visite. Il a été nécessaire de dénoncer cet état de fait. 24 h après, il a été heureux de constater que le verrou a sauté. Pour ainsi dire que Karim peut dorénavant bénéficier de ses visites.
Dakaractu: A la première minute d'une rencontre avec Karim, comment vous est-il apparu?
Doudou Wade: J'avoue que je suis sorti un peu étonné du moral au beau fixe affiché, du souci qu'il avait d'avoir des nouvelles de son grand frère que je suis, de ses parents, de ses amis. Il m'a demandé des nouvelles des autres avant de dire: "moi, je me porte comme un charme!". Quand vous allez le voir, surtout pour le parent que je suis, vous avez naturellement des soucis, des appréhensions mais je vous dis dès que vous l'apercevez il affiche la banane. C'est lui même qui vous met à l'aise. Toujours élégant dans sa mise, il était habillé d'une tenue traditionnelle beige, communément appelé "demi-saison" agrémenté d' un bonnet blanc, bref j'ai rencontré un Karim serein,jovial, de commerce facile comme à son habitude.
Dakaractu: Est-ce qu'il a demandé après son père entre autres proches? Sur quel sujet vous avez discuté?
Doudou Wade: Ecoutez, il a demandé après tout le monde, mais je ne peux quand même pas vous détailler le contenu de nos échanges. En tous cas, Karim Wade m'a agréablement surpris. Dès qu'il m'a aperçu il m'a lancé: "mais grand na nga déf" (comment allez vous?).
Dakaractu: Vous avez discuté à travers le parloir ou dans une pièce aménagée pour la circonstance?
Doudou Wade: Nous avons eu un brin de causette dans une pièce aménagée comme vous le dites, séparés que nous étions par une table. Cela s'appelle, dans le jargon de l'administration pénitentiaire,visite/contact.
Dakaractu: Est ce qu'il a évoqué ses conditions de détention? S'est-il plaint de quelque chose?
Doudou Wade: Du tout, il ne s'est plaint de rien. Il mène une vie austère avec des habitudes frugales. Nous avons plutôt évoqué la situation nationale, la vie du parti, en quelques minutes. Mais, il n'a pas manqué de saluer le dynamisme de toutes les instances du parti et félicité le commun des Sénégalais, les militantes et militants pour leur engagement et leur détermination. En un mot, j'ai trouvé un Karim Wade fort, debout, très sensible à cet élan de solidarité des Sénégalais en attendant que la vérité éclate au grand jour. Et "incha Allah" il va triompher. Il n'est pas sans savoir que cela est une épreuve de sa destinée et comme disait l'autre: "quelle que soit la longueur de la nuit, le soleil finira par se lever!"
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