Après sa large victoire sur Malick Gakou, Aliou Sall fera-t-il son entrée dans le gouvernement ?


Après sa large victoire sur Malick Gakou, Aliou Sall fera-t-il son entrée dans le gouvernement ?
La clameur populaire l’avait interdit de conquérir les suffrages pour devenir le maire de Guédiawaye. Il a relevé le défi et est devenu le premier magistrat de cette ville. Puis, il est passé président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), par la seule confiance de ses pairs. Mieux ou pire, il a été investi candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), mais devant des attaques de l’opposition en général et de ses camarades « apéristes » en particulier qui, tous l’assimilent plus à Karim Wade qu’à Maguette Diouf, ancien ministre et petit frère du Président Abdou Diouf, il finira par renoncer à sa candidature, par respect au Président de la République. Mais cela ne l’a pas empêché d’être à la tête de ses troupes qui l’appellent affectueusement le « député des cœurs ». Aujourd’hui qu’il a fait mordre la poussière à Malick Gackou, tête de liste de Mankoo Taxaawu Senegaal (MTS), que fera-t-on de Aliou Sall, car si les fautes politiques se paient cash. Ce doit être également le cas, pour les succès politiques. Alors, quelle sera sa place dans la redistribution des cartes ? Va-t-il figurer dans le gouvernement qui sera mis en place sous peu ?


Dans un monde mouvant ou qui change, dit l’adage, le plus important c’est le moment en cours. Un moment marqué par la fin de la Guerre de Guédiawaye et du fameux combat politique entre Aliou Sall et Malick Gackou, soldé par la victoire du premier sur le second. Désormais, sans aucune contestation possible, Aliou Sall est leader de Guédiawaye et le chouchou de la banlieue, malgré ce qu’en pensent ses éternels contempteurs.
Pas à pas, avec assurance et audace, le maire de Guédiawaye et Coordonnateur départemental de la Coalition BBY a pris le contrôle de Guédiawaye, grâce à l’appui de leaders locaux dynamiques.
Le Président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) que certains, à travers le prisme déformant de leur miroir, ne perçoivent que comme le jeune frère du Président de la République, est un homme au parcours respectable et qui s’est fait à la sueur de son front. En effet, dès son arrivée dans la commune, en vue de préparer les Locales de 2014, il a fait face à des crieurs, des comploteurs, bref des gens qui ne sont mus que par leurs intérêts crypto-personnels qui ont essayé de le vouer aux gémonies autour de leur slogan : "Dekkul ci deuk bi" (Il n’habite pas dans cette ville). Avec facilité, il leur a répondu par un autre plus pertinent : "defar deuk bi lagnou wakh" (Plutôt… développer la ville).
Considéré comme un étranger à Guédiawaye, il a répondu à ses détracteurs qui lui servaient : « Dekkul ci deuk bi », par la cinglante réplique : « Defar Deuk bi lagnou wakh ». Et aujourd’hui, ses réalisations parlent à sa place.
Ayant bien choisi ses cibles (mosquées pour rencontrer les adultes, les Dahiras et Asc pour rencontrer les jeunes, et les « Lekett », pour rencontrer les femmes),  à la suite d’un travail de fourmi réalisé par son entourage, Aliou SALL, fort de son programme de campagne articulé autour de « 4 axes et de 24 solutions », en vue de « transformer la banlieue en un bon lieu », est passé comme lettre à la poste.
Fort de ce travail en amont, celui qui a vite changé positivement le visage de Guédiawaye, en se démultipliant pour mettre en avant l’Education, le Cadre de vie, la Sécurité, a remporté les doigts dans le nez, son duel avec l’opposition.
Même non investi, Aliou Sall mène ses troupes au succès…
Aujourd’hui, ses inconditionnels avaient bien aimé que celui qu’ils appellent « le Député des cœurs de Guédiawaye » affronte aux Législatives du 30 juillet dernier, son adversaire de toujours, El Hadj Malick Gackou, -qui avait déserté le terrain, aux Locales de 2014-, et réédite sa victoire contre l’opposition. Mais c’était sans compter avec les instructions du leader de l’APR, travaillé au corps, par des faucons, tapis dans les lambris dorés du Palais.
Cependant, même non investi, Aliou Sall a mené ses troupes au succès, distant son adversaire Malick Gackou de plus de 15 000 voix. Comme dans la fable de La Fontaine, intitulée, « Le laboureur et ses enfants », Aliou Sall, à l’image d’un général à la tête de ses troupes, a fouillé, bêché et n’a laissé nulle place où l’opposition et son leader Malick Gackou ne pouvaient remporter de voix.
Au final, la « Guerre de Guédiawaye » s’est soldée par sa victoire et a mis fin à l’intarissable questionnement sur : « qui de Malick Gackou ou de Aliou Sall contrôle la banlieue ? »
Désormais, « Banlieue bi, Am na Boroom » (la banlieue a un patron). Il s’appelle Aliou Sall. Ce qui revient à dire que le Président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) que certains, à travers le prisme déformant de leur miroir, ne perçoivent que comme le jeune frère du Président de la République, est un homme au parcours respectable pour ne pas dire honorable, car s’étant fait à la sueur de son front.
Le priver de promotion politique parce qu’il est le frère du Président Macky Sall, alors qu’il a surmonté tous les obstacles sur son chemin politique reviendrait à le sanctionner pour un délit de parenté avec l’Autorité » et serait injuste au moment où Jean-Paul Dias et son fils Barthélemy Dias se retrouvent, au même moment sur la liste de Mankoo, sans que cela n’émeuve personne.
Donc, vivement que le Président Macky Sall s’approprie cette pensée du Président Abdou Diouf qui disait aux Lions du Sénégal : « Ku def lu reey, am lu reey » !

Hamady MANNA, Citoyen sénégalais 
Mardi 8 Août 2017
Dakaractu




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