Cela fait plusieurs jours que des familles se rassemblent à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole à la recherche d’un proche qui a franchi la barrière.
Jamila, membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) témoigne de leur détresse : « Il y a des familles originaires d'autres villes du Maroc, elles ne sont pas originaires de Tétouan ou de Ceuta donc elles restent là-bas jour et nuit. Elles attendent d’avoir une information sur leur enfant. Chercher leur frères ou d'autres membres. »
L'association a été contactée par une trentaine de familles. Sans nouvelles depuis plusieurs jours, certains font appel à cet organisme pour mener l’enquête. Mais les conditions précaires de la traversée compliquent la prise de contact : « La plupart des migrants ont perdu leur téléphone en chemin ou ils ne trouvent pas de moyen de charger leur téléphone. Donc c'est difficile de détecter toutes les personnes qui ont disparu. Il y a un nombre très important, on parle de dizaines de personnes. On va essayer de faire tous nos efforts pour avoir des informations. »
Alors pour aider ces familles, l’association mobilise les réseaux sociaux et contacte directement les centres d’accueil : « On a essayé, nous, d’avoir le contact de quelques personnes à l’intérieur de Ceuta et d'essayer de chercher avec les photos les informations. »
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