La ministre de la Justice a pris position sans ambiguïté. Intervenant lors de la conférence de presse de la coalition APTE, Yassine Fall a précisé que la loi d’amnistie ne saurait constituer un bouclier pour les auteurs de crimes graves : les actes de torture et les crimes de sang en sont expressément exclus.
Selon la ministre, toute réconciliation nationale doit être précédée d’une reddition de comptes. Les bourreaux, quels qu’ils soient, devront répondre de leurs actes devant la justice avant que l’on puisse parler d’apaisement durable. Le ministère de la Justice, selon Yassine Fall, travaille activement à la mise en œuvre des mécanismes nécessaires pour que les victimes obtiennent réparation.