Aminata Touré : « Il ne sert à rien de dire on va contenir le Covid-19 et parallèlement avoir une épidémie de famine ou de révolte sociale »


La présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) est venue donner du poids aux mesures annoncées lundi dernier par le président Macky Sall. Aminata Touré a estimé que l’heure est au discours constructif et non aux polémiques et critiques stériles. Dans une déclaration faite ce mercredi 13 mai 2020, elle s’est félicitée de ces mesures d’allégement et a appelé ses concitoyens à mieux appréhender la démarche du président Macky Sall.
 
‘’Je souhaiterais que nous puissions dans cette période qui nécessite que nous soyons tous ensemble, quels que soit nos avis ou nos divergences, qu’on puisse amener un discours constructif. Parce que gérer un pays, c’est prendre en considération toutes les préoccupations de la Nation. Vous n’avez que 300 000 fonctionnaires et employés, secteur privé compris. Tout le reste de la population gagne sa vie au jour le jour. Il y en qui travaillent au marché, sur la base de ce qu’ils ont ce jour-là, ont la dépense du lendemain. Donc, il faut pouvoir prendre en compte cette dimension là pour que la machine économique ne s’arrête pas complètement. Ce qui serait une autre catastrophe sur la catastrophe, parce qu’il faut éviter d’avoir une crise dans la crise’’, a dit l’ancien Premier ministre. 
 
Pour elle, ‘’cela est important quand vous gouvernez. Il ne sert à rien de dire on va contenir le Covid-19 et parallèlement avoir une épidémie de famine ou de révolte sociale. Cela il faut le comprendre. Quand vous gouvernez, il faut comprendre que gouverner c’est exercer cette balance entre les différents choix, mais en posant au cœur de la décision, la sauvegarde et la sécurité des citoyens’’. 
 
L’autre aspect qu’il faut vraiment comprendre dans ces mesures que le président a eu à prendre, selon elle, c’est que le Sénégal est un pays de diversité. Cela il ne faut jamais l’oublier et ce qui fait notre force’’.
 
Dans ce débat qui s’est installé sur l’ouverture des lieux de culte, elle s’est invitée pour dire que c’est ‘’une possibilité offerte’’. Elle ajoute : ‘’L’église a considéré que le moment n’est pas encore venu d’avoir des activités publiques. Je pense que c’est une position qu’on peut tout à fait comprendre. Il y a des imams qui ont considéré que les conditions d’ouverture des mosquées n’étaient pas encore réunies. Ils attendent. C’est une position tout à fait acceptable. Il y a d’autres imams qui considèrent qu’ils pouvaient commencer la prière tout en instaurant des mesures strictes de barrière comme, entre autres, prier en se donnant de la distance, cela aussi on peut le comprendre. Mais, ce qui rassemble toutes ces positions, c’est la sauvegarde de la santé et de la sécurité des citoyens...’’
Jeudi 14 Mai 2020
Dakaractu



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