Algérie: le président Tebboune fustige la flambée des prix alimentée qu'il impute aux «intermédiaires»


Le chef de l’État algérien Abdelmadjid Tebboune s’est montré particulièrement offensif lors de son entretien périodique avec la presse nationale, diffusé samedi 3 octobre au soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales. Son combat : la lutte contre la flambée des prix, notamment des biens de première nécessité, qui met en difficulté une grande partie de la population algérienne. Le président algérien n’a pas mâché ses mots pour fustiger ceux qui s’enrichissent dans cette période.

En Algérie, les intermédiaires qui génèrent des profits sur des biens de grande consommation commettent, selon le chef de l’État algérien, « un crime contre le peuple ». La hausse des prix, notamment des fruits et des légumes, s’explique en partie par une production agricole limitée à cause des feux de forêt durant l’été, atteignant des niveaux historiquement hauts. Un kilogramme de tomates coûte près de 150 dinars, autrement dit 93 centimes d’euro, soit plus de deux fois son prix en période normale.

Même si Abdelmadjid Tebboune balaie d’un revers de main les rumeurs d’une flambée des prix jamais vue depuis plus de 60 ans, il accuse sans détour les intermédiaires qui « profitent de la situation pour accroître leurs marges ». Un mélange de spéculation et de cupidité de la part de ceux qui profitent de la situation et que le président Tebboune qualifie de « parasites ».

Le chef de l’État algérien promet de sévir rapidement pour ne pas laisser ces pratiques s’installer. Première mesure prise : l’intervention de l’État entre la production et la consommation des biens. « Les prix baisseront dès demain », a-t-il affirmé. Dans le même temps, le gouvernement algérien a plafonné à 90 dinars, soit environ 56 centimes d’euro, le prix de vente au détail du kilo de pommes de terre, un produit très consommé en Algérie.
 

Mardi 6 Octobre 2026
RFI