C’est une phrase lâchée en marge d’un réquisitoire contre le rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Mais elle résume, à elle seule, la charge politique du jour : « Ce projet de loi de finances rectificative a consacré quand même quelque chose, c’est la mort du PRES. » Devant la presse ce jeudi, Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a dressé ce qu’elle présente comme l’acte de décès d’un programme lancé en grande pompe par le Premier ministre Ousmane Sonko. Et elle n’a pas ménagé l’ironie.
« L’acte de décès est dressé ; c’est vrai que, tant qu’on n’a pas constaté le décès, on n’est pas enterré. Donc on a enterré le PRES », a déclaré Me Aïssata Tall Sall, reprenant les termes de sa déclaration liminaire. Pour elle, la LFR 2026, rejetée le 3 novembre à l’Assemblée nationale sans débat, aura au moins eu le mérite de révéler l’état réel du programme. Un constat qu’elle oppose à la majorité Pastef, accusée d’avoir voulu étouffer toute discussion budgétaire.
La responsable politique rappelle surtout la scène fondatrice : la présentation du PRES par Ousmane Sonko au Grand Théâtre de Dakar. « Rappelez-vous quand Ousmane Sonko l’a présenté au Grand Théâtre. Quand on fait du théâtre, effectivement, on est habilité à aller au Grand Théâtre. C’était déjà du théâtre à l’époque, nous l’avions bien compris, et nous leur avions dit : vous n’irez pas loin avec le PRES », a-t-elle lancé.
721 milliards annoncés, 173 encaissés : le trou béant
Au-delà de la formule, Me Aïssata Tall Sall brandit des chiffres. Selon elle, le PRES devait mobiliser « 721 et quelques milliards » de francs CFA. Dans les faits, « 300 et quelques à peine » auraient été dégagés, et « 173 » effectivement encaissés. Des données citées par l’élue, que la rédaction n’a pas pu vérifier dans l’immédiat auprès des services compétents.
Pour Takku Wallu Sénégal, l’écart entre l’annonce et la réalité résume l’illusion d’un programme présenté comme un levier majeur pour l’économie sénégalaise. « Vous n’irez pas loin avec le PRES », répète Me Aïssata Tall Sall, comme pour mieux souligner l’écart entre la communication gouvernementale et la traduction budgétaire.
La sortie de Me Aïssata Tall Sall intervient dans un contexte de crise institutionnelle ouverte entre la majorité et l’opposition. Le rejet de la LFR 2026 sans débat, via une question préalable adoptée par 109 voix contre 20 et trois abstentions, a été qualifié de « forfaiture » par le groupe Takku Wallu Sénégal. Et l’enterrement du PRES devient, dans sa bouche, la preuve que le gouvernement et sa majorité ne peuvent plus revendiquer la sincérité budgétaire.
« Ce sont les mêmes qui applaudissaient ce budget en décembre 2025 qui viennent aujourd’hui dire qu’il n’est pas sincère. Et on n’a même pas changé de ministre des Finances », ironise-t-elle. Pour l’opposition, la mort du PRES n’est donc pas seulement comptable : elle est politique. Elle illustre, selon elle, l’écart entre les promesses de rupture et la gestion réelle des finances publiques.
Reste une question : le PRES est-il réellement enterré, ou seulement suspendu ? Me Aïssata Tall Sall, elle, n’a pas laissé planer le doute. « On a enterré le PRES », a-t-elle tranché. La majorité, elle, n’a pas réagi dans l’immédiat à ces accusations. Mais dans un pays où chaque sigle programmatique porte une promesse politique, l’acte de décès dressé par l’opposition pourrait bien peser dans le débat à venir.
« L’acte de décès est dressé ; c’est vrai que, tant qu’on n’a pas constaté le décès, on n’est pas enterré. Donc on a enterré le PRES », a déclaré Me Aïssata Tall Sall, reprenant les termes de sa déclaration liminaire. Pour elle, la LFR 2026, rejetée le 3 novembre à l’Assemblée nationale sans débat, aura au moins eu le mérite de révéler l’état réel du programme. Un constat qu’elle oppose à la majorité Pastef, accusée d’avoir voulu étouffer toute discussion budgétaire.
La responsable politique rappelle surtout la scène fondatrice : la présentation du PRES par Ousmane Sonko au Grand Théâtre de Dakar. « Rappelez-vous quand Ousmane Sonko l’a présenté au Grand Théâtre. Quand on fait du théâtre, effectivement, on est habilité à aller au Grand Théâtre. C’était déjà du théâtre à l’époque, nous l’avions bien compris, et nous leur avions dit : vous n’irez pas loin avec le PRES », a-t-elle lancé.
721 milliards annoncés, 173 encaissés : le trou béant
Au-delà de la formule, Me Aïssata Tall Sall brandit des chiffres. Selon elle, le PRES devait mobiliser « 721 et quelques milliards » de francs CFA. Dans les faits, « 300 et quelques à peine » auraient été dégagés, et « 173 » effectivement encaissés. Des données citées par l’élue, que la rédaction n’a pas pu vérifier dans l’immédiat auprès des services compétents.
Pour Takku Wallu Sénégal, l’écart entre l’annonce et la réalité résume l’illusion d’un programme présenté comme un levier majeur pour l’économie sénégalaise. « Vous n’irez pas loin avec le PRES », répète Me Aïssata Tall Sall, comme pour mieux souligner l’écart entre la communication gouvernementale et la traduction budgétaire.
La sortie de Me Aïssata Tall Sall intervient dans un contexte de crise institutionnelle ouverte entre la majorité et l’opposition. Le rejet de la LFR 2026 sans débat, via une question préalable adoptée par 109 voix contre 20 et trois abstentions, a été qualifié de « forfaiture » par le groupe Takku Wallu Sénégal. Et l’enterrement du PRES devient, dans sa bouche, la preuve que le gouvernement et sa majorité ne peuvent plus revendiquer la sincérité budgétaire.
« Ce sont les mêmes qui applaudissaient ce budget en décembre 2025 qui viennent aujourd’hui dire qu’il n’est pas sincère. Et on n’a même pas changé de ministre des Finances », ironise-t-elle. Pour l’opposition, la mort du PRES n’est donc pas seulement comptable : elle est politique. Elle illustre, selon elle, l’écart entre les promesses de rupture et la gestion réelle des finances publiques.
Reste une question : le PRES est-il réellement enterré, ou seulement suspendu ? Me Aïssata Tall Sall, elle, n’a pas laissé planer le doute. « On a enterré le PRES », a-t-elle tranché. La majorité, elle, n’a pas réagi dans l’immédiat à ces accusations. Mais dans un pays où chaque sigle programmatique porte une promesse politique, l’acte de décès dressé par l’opposition pourrait bien peser dans le débat à venir.