Agriculture au Sénégal / 6 % de semences certifiées, 85% de producteurs exclus : Le privé appelé à la rescousse


L’appel a été lancé ce mercredi à l’occasion d’un rendez-vous consacré au renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de cultures résilientes répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest, un programme connu sous l’acronyme ABEE – pour West Africa Breeding network and Extension Empowerment. 

 

C’est dans ce cadre qu’un représentant du ministère de l’agriculture du Sénégal a alerté sur le déficit de semences certifiées au Sénégal. En effet, les semences certifiées ne représentent que 6 % de l’ensemble des semences utilisées, et moins de 15 % des producteurs y ont effectivement accès. 

Face à ce constat, il a plaidé pour une implication accrue du secteur privé, seul à même, selon lui, d’investir massivement et de distribuer à grande échelle les variétés adaptées aux réalités du terrain. Au-delà de l’offre végétale et des premières générations de semences, c’est bien le privé qui doit désormais être mobilisé pour décliner des variétés sélectionnées à la fois pour des marchés spécifiques et pour des enjeux plus complexes comme le changement climatique ou l’amélioration de la productivité des chaînes de valeur. 

 

En misant sur les capacités financières et logistiques du secteur privé, les autorités espèrent ainsi faire des semences certifiées un levier majeur de la modernisation et de la résilience du monde agricole sénégalais, alors que l’ABEE réunit justement chercheurs, institutions et acteurs du développement pour repenser ensemble les filières végétales en Afrique de l’Ouest.

Mercredi 25 Mars 2026
Dakaractu