Un vol commis au moment de quitter le travail
L’affaire remonte au 6 juillet 2026. Vers 16 heures, S. Kane termine son service dans les cuisines de l’hôtel Parc Exotique, situé à Nguérigne Bambara, dans le département de Mbour.
Après avoir fermé la cuisine et pris congé de ses collègues, le jeune homme de 24 ans s’apprête à rentrer chez lui. Avant de quitter les lieux, il profite toutefois de l’absence momentanée d’un collègue, identifié comme M. Cissé, pour fouiller son sac à dos.
Il y prend une somme de 1 500 FCFA, composée d’un billet de 1 000 FCFA et d’un autre de 500 FCFA, avant de placer l’argent dans l’une de ses poches.
Des billets photographiés pour piéger l’auteur des vols
À première vue, S. Kane pouvait penser que son geste passerait inaperçu. Mais selon L’Observateur, la direction de l’établissement suspectait déjà des vols à répétition.
Le directeur général et M. Cissé avaient donc mis au point un dispositif destiné à identifier l’auteur. Les numéros de série d’un billet de 1 000 FCFA appartenant au directeur et d’un billet de 500 FCFA appartenant à M. Cissé avaient été photographiés.
Les deux billets ont ensuite été placés dans le sac du salarié. Une fois la disparition de l’argent constatée, le directeur d’exploitation a demandé aux agents de sécurité de contrôler les affaires du cuisinier avant son départ.
Les numéros de série confondent le cuisinier
Lors de la fouille, S. Kane est trouvé en possession des 1 500 FCFA. Il soutient d’abord que l’argent lui appartient.
Les agents lui opposent alors les photographies des numéros de série. Confronté à cet élément, le cuisinier finit par reconnaître avoir pris les billets dans le sac de son collègue.
Interpellé en flagrant délit, il est remis aux forces de l’ordre puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.
« Je n’avais rien à manger »
À la barre du Tribunal d’instance de Mbour, S. Kane a reconnu les faits et imploré la clémence des juges.
Il a expliqué avoir volé l’argent parce qu’il avait faim et ne disposait d’aucune somme pour se nourrir. Selon sa déclaration rapportée par le journal, les cuisiniers de l’établissement n’auraient pas le droit de toucher aux plats qu’ils préparent pour les clients.
Cette affirmation, qui constitue la version du prévenu, a contribué à émouvoir une partie de la salle d’audience. Elle n’a toutefois pas suffi à écarter sa responsabilité pénale.
Le collègue refuse de lui pardonner
M. Cissé a indiqué que ce vol ne constituait pas le premier incident. Il affirme avoir successivement perdu des sommes de 1 000 FCFA, 200 FCFA puis 1 500 FCFA.
Estimant avoir subi plusieurs préjudices, il réclamait 500 000 FCFA à titre de dommages et intérêts. Il a également refusé d’accorder son pardon au jeune cuisinier.
Le procureur a demandé l’application de la loi. Le tribunal a finalement déclaré S. Kane coupable et l’a condamné à deux ans de prison assortis du sursis. La partie civile recevra 50 000 FCFA de dommages et intérêts.
L’affaire remonte au 6 juillet 2026. Vers 16 heures, S. Kane termine son service dans les cuisines de l’hôtel Parc Exotique, situé à Nguérigne Bambara, dans le département de Mbour.
Après avoir fermé la cuisine et pris congé de ses collègues, le jeune homme de 24 ans s’apprête à rentrer chez lui. Avant de quitter les lieux, il profite toutefois de l’absence momentanée d’un collègue, identifié comme M. Cissé, pour fouiller son sac à dos.
Il y prend une somme de 1 500 FCFA, composée d’un billet de 1 000 FCFA et d’un autre de 500 FCFA, avant de placer l’argent dans l’une de ses poches.
Des billets photographiés pour piéger l’auteur des vols
À première vue, S. Kane pouvait penser que son geste passerait inaperçu. Mais selon L’Observateur, la direction de l’établissement suspectait déjà des vols à répétition.
Le directeur général et M. Cissé avaient donc mis au point un dispositif destiné à identifier l’auteur. Les numéros de série d’un billet de 1 000 FCFA appartenant au directeur et d’un billet de 500 FCFA appartenant à M. Cissé avaient été photographiés.
Les deux billets ont ensuite été placés dans le sac du salarié. Une fois la disparition de l’argent constatée, le directeur d’exploitation a demandé aux agents de sécurité de contrôler les affaires du cuisinier avant son départ.
Les numéros de série confondent le cuisinier
Lors de la fouille, S. Kane est trouvé en possession des 1 500 FCFA. Il soutient d’abord que l’argent lui appartient.
Les agents lui opposent alors les photographies des numéros de série. Confronté à cet élément, le cuisinier finit par reconnaître avoir pris les billets dans le sac de son collègue.
Interpellé en flagrant délit, il est remis aux forces de l’ordre puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.
« Je n’avais rien à manger »
À la barre du Tribunal d’instance de Mbour, S. Kane a reconnu les faits et imploré la clémence des juges.
Il a expliqué avoir volé l’argent parce qu’il avait faim et ne disposait d’aucune somme pour se nourrir. Selon sa déclaration rapportée par le journal, les cuisiniers de l’établissement n’auraient pas le droit de toucher aux plats qu’ils préparent pour les clients.
Cette affirmation, qui constitue la version du prévenu, a contribué à émouvoir une partie de la salle d’audience. Elle n’a toutefois pas suffi à écarter sa responsabilité pénale.
Le collègue refuse de lui pardonner
M. Cissé a indiqué que ce vol ne constituait pas le premier incident. Il affirme avoir successivement perdu des sommes de 1 000 FCFA, 200 FCFA puis 1 500 FCFA.
Estimant avoir subi plusieurs préjudices, il réclamait 500 000 FCFA à titre de dommages et intérêts. Il a également refusé d’accorder son pardon au jeune cuisinier.
Le procureur a demandé l’application de la loi. Le tribunal a finalement déclaré S. Kane coupable et l’a condamné à deux ans de prison assortis du sursis. La partie civile recevra 50 000 FCFA de dommages et intérêts.