Affaire des faux médicaments : La défense parle de cabale et dément l'existence de faux médicaments.


Un nouveau rebondissement a eu lieu  dans l'affaire des faux médicaments saisis à la Patte d'Oie et impliquant 2 ressortissants chinois et un sénégalais. En effet, le collectif des avocats constitués pour défendre les mis en cause dans l'affaire dite des "faux médicaments importés" n'admet aucunement le délit de contrebande.

Le pool d'avocats composé de Me El H. Diouf, Me Abou Alassane Diallo, Me Amadou Aly Kane, Me Mouhamadou Bamba Cissé et Me Aboubakry Barro parle de manipulation et de cabale contre une entreprise régulièrement inscrite au RCCM. 

Selon les conseillers des deux ressortissants chinois et le pharmacien gérant, le Dr Aliou Ba arrêté dans cette affaire, la société DAHAICO SUARL est à jour de ses obligations fiscales, et elle est  habilitée à importer du matériel médical sous le contrôle des autorités sénégalaises, conformément aux lois du pays. Pour en donner la preuve, les avocats ont brandi des autorisations récentes d'importation de dispositifs médicaux et signées par la direction des pharmacies et quelquefois d'ailleurs,  par l'administration de la Douane.

Pour Me El Hadj Diouf, le communiqué de presse de l'administration des Douanes du 16 avril a clairement affirmé qu'aucune infraction douanière ne peut être reprochée à la société DAHAICO SUARL. Qu'en affirmant qu'il n'y a aucun délit de contrebande, l'administration des douanes a blanchi les mis en cause de ce chef, lesquels ont respecté toute la procédure d'importation des produits incriminés. En réalité, relève le pool d'avocats, les produits importés sont constitués de dispositifs médicaux encore appelés matériels médicaux ou encore accessoires médicaux. "Dès lors, le lynchage médiatique dont sont victimes les mis en cause alors même que la procédure n'est qu'à sa phase d'enquête, constitue une grave violation de la présomption d'innocence et des droits de la défense", avertit le pool d'avocats. 

La défense alerte ainsi sur le caractère infondé des arrestations de ses clients et rappelle l'impérieuse nécessité du respect de présomption d'innocence. Elle confie se réserver le droit de poursuivre toute personne physique ou morale impliquée dans des faits de diffamation ou de dénonciation calomnieuse qui ont été commis au dépens d'un honnête citoyen et des étrangers qui ont décidé d'investir légalement au Sénégal.
Lundi 19 Avril 2021
Dakaractu




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