Affaire de viol présumé / Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, le footballeur Babacar Sarr contre-attaque : « Je veux rétablir la vérité… »

C’est dans les colonnes de L’Observateur N°4934 paru ce Mardi 10 Mars que le footballeur sénégalais Babacar Sarr s’est exprimé. Cité dans une affaire de viol présumé, l’ancien milieu défensif de Molde et de Bastia, présentement recherché par Interpol, est enfin sorti de son mutisme pour donner sa version des faits. Sarr qui a révélé se trouver présentement en Arabie Saoudite, se dit victime de diffamation et d’un acharnement de la part d’une de ses ex petites amies. Cette dernière, frustrée d'avoir été quittée se serait arrangée avec la presse Norvégienne pour le salir, s’est défendu l’ancien joueur d’Hlm Grand-Médine dans cet entretien long format…


Quelle est votre version des faits qui ont été relayés par la presse norvégienne ?

« La réalité est que je suis sorti de la Norvège en étant libre. Une fille m’a accusé et on m’a laissé partir libre, cela veut dire que je ne suis pas coupable. Je suis innocent. Ils ont fait d’autres accusations derrière mon dos pour essayer de me salir avec le soutien de la presse norvégienne. Tout le monde sait comment ça se passe dans le milieu du football. »

 

À quand remonte cet épisode ?

C’était en 2017 en Norvège. Les autres détails qu’ils ont donnés sont de fausses informations. C’est juste le fait des journalistes qui essaient
de me salir pour soutenir leur concitoyenne. C’est une seule affaire et non plu-
sieurs, et je suis sorti du pays avec les mains
clean (propres.) »

Il a été écrit que vous avez rejoint des clubs dans des pays où l’extradition vers la Norvège était difficile…

« Ils ont essayé de me salir pour dire que je me suis enfui. Le football est mon métier et si mon contrat avec un club est fini, je suis obligé de travailler ailleurs. Je n’avais plus rien à prouver en Norvège où j’ai passé 6 ans. Si j’ai un autre contrat, je suis libre d’aller où je veux. »

Connaissez-vous la fille qui vous accuse ?

 

« Oui, je la connais très bien. Nous avions une bonne relation parce que c’était ma copine. Mais quand on laisse une fille pour partir, elle peut prendre ça très mal. C’est de la jalousie et elle essaie de me détruire avec l’appui de la presse norvégienne. »

Qu’en est-il de votre aventure à Molde est-ce vrai que votre contrat a été rompu ?

 

« Non, mon contrat n’a pas été rompu parce que j’étais l’un des meilleurs joueurs et les mieux payés (du club). J’avais beaucoup de sollicitations et le club ne voulait pas me laisser partir.

J’avais décidé de partir moi-même parce que je voulais changer d’air et me montrer ailleurs en Europe. Après 6 ans en Norvège, c’était mieux que je change un peu. Ils l’ont interprété comme une fuite mais je n’ai pas intérêt à le faire parce que le football est mon métier. »

Est-ce possible de quitter un club où vous

êtes sous contrat ? Comment cela s’est-il

passé ?

 

« J’étais encore sous contrat mais avec Molde, nous avons trouvé un accord à l’amiable. J’avais dit que je ne pouvais plus rester là-bas. »

Cette volonté de vouloir «changer d’air»

était-elle liée à la pression que vous subis-

siez ?

 

« Ce n’était pas à cause de la pression, mais j’ai voulu changer d’air parce que d’autres clubs me voulaient. J’ai la preuve que Trabzonspor (Turquie) était intéressé ainsi que d’autres clubs italiens, allemands et français qui étaient dans les rangs, mais cela ne s’était pas fait parce que Molde ne voulait  pas me laisser partir et demandait beaucoup (d’argent). J’avais donc décidé de partir pour montrer mon talent ailleurs. »

Pourquoi avez-vous fait le choix de carrière de jouer dans des pays comme la Russie et l’Arabie Saoudite ?

 

 

« C’est une décision que j’ai prise avec mon

agent. En plus, tout le monde sait qu’on va là où on nous paie le mieux. Je suis parti pour de l’argent en Russie et en Arabie Saoudite. Il y a beaucoup de joueurs qui quittent des championnats pour partir en Chine, en Arabie Saoudite ou en Russie. »

 

 

Il a aussi été mentionné que votre contrat

avec Damas Fc en Arabie Saoudite a été

rompu…

« Non, Damas Fc n’a rien à voir avec ce pro-
blème. Ils s’en foutent de ce qui se passe ou des trucs du genre. Je ne joue plus depuis janvier parce que je me suis blessé. Je suis un joueur libre et je me soigne actuellement. »

En Arabie Saoudite, n’êtes-vous pas inquiet avec le mandat d’arrêt international émis contre vous?

 

« Je suis très bien ici. Je n’ai aucun problème et il n’y a pas de souci. Je me soigne et tout se passe bien. Tout ce qui devra arriver, mes avocats s’en chargeront jusqu’au bout.
Comment comptez-vous poursuivre votre
carrière ? Je veux rétablir la vérité et surtout clamer mon innocence pour rassurer ma famille et mes proches qui sont au Sénégal. Ils me connaissent assez bien et savent que je suis incapable de faire ce dont on m’accuse. »

 

Mentalement, comment vivez-vous tout ce

qui se passe ?

 

« Je suis toujours fort mentalement, ces per-
sonnes ne peuvent pas m’atteindre. Quand
on est un sportif et un homme, on ne doit
pas être déstabilisé par certains détails. C’est
un peu désolant d’être sali partout, mais j’ai
un mental de fer qui me permettra de me
faire entendre encore sous peu. J’ai reçu
beaucoup d’offres, mais avec ma blessure, ça ne peut pas se faire. »

 

Pensez-vous que les footballeurs sont très

exposés à ce genre d’accusations qu’ont aussi connues des joueurs comme Neymar, Cristiano Ronaldo, Robinho, etc.?

 

 

« Comme tout le monde le constate, la plupart des filles en Europe abusent. Tout le monde sait que ce sont ces filles qui courent derrière les footballeurs et non le contraire. Cela ne concerne pas toutes les filles, mais la plupart d’entre elles cherchent juste à te soutirer de l’argent ou à défaut te détruire… »    

Mercredi 11 Mars 2020
Dakaractu




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