Interrogé par L’Observateur sur le bras de fer qui oppose la Ville de Dakar à l’AGETIP autour de la Corniche Ouest, Momar Ndiaye, Directeur général de l’Aménagement urbain, s’est indigné du blocage préjudiciable à l’intérêt national. « Un maire qui refuse de collaborer avec l’État sur un projet d’intérêt national devient un danger public », a-t-il lancé, considérant que cette mise en garde n’est pas une simple posture rhétorique mais le constat d’un risque concret. Il rappelle qu’une réunion de concertation avait pourtant été organisée entre les différentes parties prenantes, au cours de laquelle l’AGETIP aurait fait preuve de bonne volonté en proposant des sites alternatifs pour accueillir le don du gouvernement chinois, sans remettre en cause l’ouvrage baptisé « le Dragon ». Pour lui, choisir malgré tout d’installer un équipement sur une emprise non prévue relève d’un choix délibéré de confrontation plutôt que de dialogue.
« Personne ne gagne dans une confrontation. Tout le monde perd : les jeunes, le don, et la crédibilité du pays », a-t-il insisté, avant d’ajouter que le blocage d’un projet d’intérêt national par un exécutif local ne peut être sans conséquence. Il chiffre l’enjeu : 18,4 milliards de FCFA d’investissements pour la réhabilitation de la Corniche, dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, avec une échéance fixée au 30 septembre.
Momar Ndiaye estime que le Domaine public maritime, dont relève la Corniche Ouest, échappe à la compétence de la Ville et relève exclusivement de l’État, l’AGETIP n’intervenant qu’en tant que mandataire dans le cadre d’un projet déclaré d’utilité publique. Pour le DG, s’opposer à l’action de l’AGETIP sur cette base reviendrait, pour l’édile dakarois, à se placer en porte-à-faux avec le droit autant qu’avec l’intérêt collectif.
« Personne ne gagne dans une confrontation. Tout le monde perd : les jeunes, le don, et la crédibilité du pays », a-t-il insisté, avant d’ajouter que le blocage d’un projet d’intérêt national par un exécutif local ne peut être sans conséquence. Il chiffre l’enjeu : 18,4 milliards de FCFA d’investissements pour la réhabilitation de la Corniche, dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, avec une échéance fixée au 30 septembre.
Momar Ndiaye estime que le Domaine public maritime, dont relève la Corniche Ouest, échappe à la compétence de la Ville et relève exclusivement de l’État, l’AGETIP n’intervenant qu’en tant que mandataire dans le cadre d’un projet déclaré d’utilité publique. Pour le DG, s’opposer à l’action de l’AGETIP sur cette base reviendrait, pour l’édile dakarois, à se placer en porte-à-faux avec le droit autant qu’avec l’intérêt collectif.