Affaire « Sweet beauté » : Levée de l’immunité parlementaire du député dans les prochains jours; un dispositif de surveillance pour parer à toute éventualité après l’appel à la rébellion.


Le député Ousmane Sonko a fait face à la presse hier pour annoncer sa décision de ne pas se rendre au niveau de la section de recherches de la Gendarmerie aujourd’hui afin de déférer à la convocation qui lui avait été servie. Pour rappel, il a été accusé de viol par une certaine A. Sarr, employée dans un salon de massage sis à Sacré Cœur, « Sweet Beauté ».

Le député veut le respect de la procédure. Il a indiqué hier que l’on ne peut convoquer un député en cours de mandat sans requérir l’avis de l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité parlementaire. Ce qui devrait être fait prochainement si l’on se fie aux informations de Confidentiel-Lettre quotidienne. 

Dans les prochains jours, assure la source, le procureur compte écrire au ministère de la justice pour demander la levée de l’immunité parlementaire du mis en cause. « La lettre adressée à la chancellerie sera ensuite transmise au ministère chargé des relations avec l’assemblée, qui à son tour va écrire au président de l’Assemblée nationale. Ce dernier va saisir par la suite la conférence des présidents de groupe parlementaire, qui à son tour va imputer le dossier à la commission des lois, qui dans le principe devrait entendre le député pour sa défense, avant toute séance plénière. C’est cette dernière étape qui devrait sceller le sort du leader de Pastef », peut-on lire dans le document.

Tout cela devrait en principe durer une dizaine de jours, voire deux semaines. Sauf si l’Assemblée nationale adopte une procédure d’urgence, commente encore CLQ.

Les députés, assure la publication quotidienne visitée par Dakaractu, rient sous cape. Pour cause, Sonko dans l’affaire des 94 milliards avait refusé de déférer à la convocation de la commission d’enquête parlementaire. C’est donc une ironie du sort si le leader de Pastef appelle à respecter le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Ce matin, les alentours de la demeure du député ont refusé du monde. Les militants sont plus exaspérés les uns que les autres. Si Sonko n’a pas encore été aperçu dans les environs, ses souteneurs sont sur le qui-vive. Et c’est la raison pour laquelle les autorités ont pris très au sérieux, un enregistrement sonore appelant à attaquer les domiciles des responsables APR distillé par les partisans d’Ousmane Sonko, sur les réseaux sociaux. Un dispositif de surveillance a été enclenché pour parer à toute éventualité.

Quid de la tentative d’appel à l’insurrection ? La publication informe que nombreux ont été les observateurs qui ont relevé les propos d’appel à l’insurrection sortis par Ousmane Sonko dans l’affaire qui l’oppose à une sénégalaise de 20 ans. « Les hautes autorités du pays ont compris que le député veut déplacer le problème et faire oublier l’affaire privée qui l’oppose à une simple citoyenne. C’est pourquoi malgré les attaques directes contre Macky Sall, le pouvoir n’a pas jugé pour le moment nécessaire de l’arrêter. Selon toujours CLQ, Sonko verse dans la diversion pour impliquer l’État du Sénégal et le régime de Macky Sall dans ses problèmes... »
Lundi 8 Février 2021
Dakaractu




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