Affaire Pétro-Tim : Agir, "AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD." (Commissaire Keïta)


Bravo serait-on tenté de lancer à Mayeni JONES. Cette journaliste nigérienne ayant réussi au coup d’essai, à mettre le feu à  nos cases. A nous manipuler avec une facilité déconcertante en usant d’une supercherie pourtant banale. Parce que consistant juste  à aller chercher dans quelques-unes de ces choses auxquelles tout être humain est naturellement sensible, pour attirer notre attention et  déclencher ce mouvement de protestation que nous connaissons. Celles d’entre ces choses qu’elle a principalement utilisées pour nous avoir étant la pauvreté, la misère et l’argent.  
Dès lors, parce qu’elle s’est révélée d’une malhonnêteté effarante, disons lui tout de suite et sans prendre des gants, qu’à moins d’être de la même race que Satan, il n’y a pas de quoi être fier du coup qu’elle n’a pu réussir qu’en jouant sur les sentiments du peuple sénégalais pour arriver à le tromper. D’ailleurs, c’est parce qu’elle sait très bien que sa supercherie n’échappera pas à tout le monde, qu’aussitôt après avoir accompli sa besogne, elle est allée se réfugier au milieu de son clan de journalistes pyromanes. Jubilante et sans aucun problème de conscience. Parce que pour des personnes de son genre, insouciantes des conséquences souvent dramatiques de leurs combines, seul compte le profit. 
Pour ainsi dire que Mayeni JONES n’est en vérité que le signe de ces renégats qui, dans le passé s’étaient mis à la solde des trafiquants d’esclaves et des colonisateurs qui avaient envahi l’Afrique. Etant aujourd’hui au service de ceux qui, directement ou indirectement, cherchent encore à piller ses ressources naturelles. Et aussi, pour dire que le péril est de nouveau dans nos murs. Comme au temps de l’esclavage et la colonisation, quand de nombreux fils d’Afrique participèrent au sabotage de leur continent en s’alliant avec toutes les hordes de criminels dont le seul but était de faire main basse sur les richesses de leur continent. En effet, même si ces phénomènes ont disparu,  aujourd’hui encore les peuples et les nations continuent de cohabiter sur la terre dans des cadres de relations essentiellement fondées sur des rapports de forces économiques et militaires. Les plus forts cherchant toujours à imposer leur volonté aux autres et n’hésitant jamais à user de tous les moyens dont ils disposent pour accéder aux biens qu’ils convoitent.  
C’est cela qui explique les tragédies qu’ont vaincu le Congo ex Zaïre, le Tchad avec l’histoire de la bande d’Aouzou, le Congo Brazzaville avec ses innombrables coups d’état, la partie sud du continent noir avec l’apartheid, et plus récemment, la Lybie avec la déstabilisation de ce pays et l’assassinat du colonel Kadhafi. Mais aussi,  tout ce qui est entrain de se passer autour de nous, avec le terrorisme au Mali en  particulier, l’occupation militaire du territoire de ce même pays par des puissances étrangères et l’instabilité permanente à laquelle est soumise la Guinée-Bissau.  Sans compter qu’à côté de la volonté actuellement affichée par la Chine, la Russie et l’Inde d’être plus présentes en Afrique, le Maghreb, par la Mauritanie ouvre la voie à d’autres intrus. Comme l’Arabie Saoudite et le Qatar qui cherchent à se positionner politiquement et militairement dans la partie ouest du continent. Tout ce monde étant attiré par les perspectives économiques intéressantes qui viennent d’apparaitre dans certains pays de cette zone.    
Et tout cela justifie bien de tirer sur la sonnette d’alarme en voyant le Sénégal se comporter comme une planète isolée de la galaxie dont le peuple ne connait de troubles que ses propres mouvements d’humeur et quelques pluies sporadiques de météorites. Alors qu’en réalité il baigne dans un contexte instable parce que marqué par des rivalités de plusieurs ordres,  des agressions et des guerres qui peuvent lui venir de partout. Même du côté de ceux qui passent aujourd’hui pour être ses alliés les plus proches et les plus sûrs. Autrement dit, tirer sur la sonnette d’alarme pour lui éviter d’être surpris et anéanti par tous les vautours que l’odeur du pétrole et du gaz que recèle son sous-sol continue d’attirer.  
Au-delà de ce qui précède, même s’il est incontestablement vrai que tous les sénégalais souhaitent aujourd’hui être éclairés sur cette affaire de pétrole et de gaz dont on parle depuis plusieurs années, il est aussi certain que derrière ce documentaire de la BBC se cache une conspiration dont les instigateurs et les auteurs ne visent qu’à déstabiliser le Sénégal afin de l’installer dans une situation de crise perpétuelle qui rendrait possible de le piller sans aucune difficulté. C’est pour cette raison qu’il est devenu urgent de lui procurer les moyens de s’assurer une protection efficace, avant qu’il ne soit trop tard. En commençant par arrêter d’attiser le feu allumé par Mayeni JONES. Car, pendant que nous passons le temps à nous quereller, British Petroleum (BP) travaille sans relâche  à sortir le pétrole de terre pour l’exploiter. Et il le fera avec ou sans nous. Voilà pourquoi nous devons faire preuve de plus de lucidité et de sérénité afin d’éviter le désordre vers lequel notre pays est entrain de se diriger. Car, c’est seulement en nous comportant ainsi que nous réussirons à contrôler efficacement toutes les activités devant conduire à l’exploitation effective de son pétrole et de son gaz.      
Surtout quand on sait que dans cette affaire du documentaire de la BBC, le Sénégal est le seul perdant. Non seulement parce que l’attaque médiatique dont il vient d’être l’objet a révélé à quel point son opinion publique est sensible à tout ce qui lui vient de la presse occidentale.  Mais aussi, parce que ces conspirateurs que comporte sa classe politique continueront de chercher à le déstabiliser. Et enfin parce qu’il est désormais assailli par la meute d’agresseurs que cache cette attaque médiatique orchestrée par la BBC et qui a effectivement percé ses remparts. Prouvant ainsi que leur résistance n’est pas à toute épreuve et qu’ils céderont si rien n’est fait pour les renforcer. Mais aussi, pour neutraliser tous ceux qui, à cause de leurs échecs répétés aux épreuves régulières de conquête du pouvoir, ont finalement choisi de s’allier avec les ennemies de leur pays pour réaliser leurs rêves.         
Personne n’a le droit d’exposer le Sénégal à un quelconque danger sans courir le risque d’être sévèrement sanctionné. Parce que ce pays est notre bien commun le plus précieux. Cet avertissement s’adresse à tous les fauteurs de troubles qui menacent de l’attaquer. Et il est d’autant plus utile qu’il permet d’attirer leur attention sur les limites de l’intolérable en matière de sécurité et de défense. Ces domaines étant ceux dans lesquels les états interviennent en permanence pour garantir le bon ordre et assurer la tranquillité et la paix à leurs citoyens. Sans que rien ne puisse justifier qu’une seule fois, ils manquent de s’acquitter correctement de cette responsabilité à cause des conséquences dramatiques auxquelles de pareilles fautes ont souvent conduit.   
Et enfin, quand effectivement la diffusion du documentaire de la BBC a fini d’installer le Sénégal dans cette crise que certains d’entre nous s’activent à rendre irréversible en polluant l’atmosphère  à coup de déclarations tapageuses et virulentes et en incitant continuellement les populations à descendre dans les rues, les responsables de la plateforme Aar li nu bokk auraient dû faire preuve de vigilance et de discernement dans leur appréciation des choses pour très vite, arriver à se rendre compte  des dangers face auxquels cette affaire a placé leur pays. Et ainsi, privilégier de le protéger (aar), au lieu de se lancer dans cette bataille qui les enfoncera tous les jours un peu plus, dans la catégorie des politiciens revanchards pour lesquels la fin justifie les moyens.        
Heureusement qu’il nous reste encore de pouvoir nous retrouver autour de l’essentiel pour protéger le Sénégal contre tous ceux aujourd’hui menacent de le déstabiliser. Et pour œuvrer ensemble à le développer  grâce au génie de son peuple et à la générosité de sa terre.  

COMMISSAIRE KEITA 
Mercredi 26 Juin 2019
Dakaractu




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