Affaire Groupe « Sabar Monument » / transmission volontaire du VIH: Six personnes soustraites à une foule puis déférées à Dakar

Six personnes, dont des mineurs, ont été déférées au parquet après une intervention policière à la Médina. Selon Libération, les agents les avaient d’abord mises à l’abri d’une foule qui cherchait à s’en prendre à elles. Les intéressés contestent plusieurs des faits qui leur sont reprochés.


Une intervention destinée à protéger six personnes menacées par un attroupement a débouché sur une procédure judiciaire. Selon Libération, les faits se sont déroulés le 24 septembre, vers 22 heures, dans le secteur de la rue 25 × 4 de la Médina.
 
Alertés de la présence d’une foule devant un domicile, les policiers ont envoyé une équipe sur place. D’après le quotidien, les personnes rassemblées cherchaient à s’en prendre aux occupants, auxquels elles prêtaient une orientation sexuelle. Les agents ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser l’attroupement, avant d’exfiltrer les six personnes présentes.
 
Libération rapporte que les intéressés ont ensuite été déférés au parquet pour une qualification présentée comme une « apologie des actes contre nature ». Deux d’entre eux sont également visés par une accusation de transmission volontaire du VIH. Ces qualifications relèvent de la procédure en cours
 
Au cours de leurs auditions, les personnes mises en cause ont expliqué que leur présence dans le logement était liée à la préparation d’une séance de sabar. Plusieurs ont déclaré appartenir à un groupe appelé « Sabar Monument », utilisé pour échanger autour de manifestations programmées les 24 et 26 septembre.
 
L’hôte a indiqué avoir invité les autres participants dans le cadre de ces préparatifs. Il a également expliqué avoir été désigné comme parrain d’une séance de sabar destinée aux admirateurs d’une artiste.
 
L’enquête a porté sur une vidéo diffusée sur TikTok et sur des échanges extraits de téléphones. Selon le récit du journal, les auditions ont fait apparaître des déclarations et des contestations concernant la nature de certaines conversations et rencontres.
 
Les personnes interrogées ont notamment nié avoir organisé une réunion à caractère sexuel ou tenu des propos destinés à promouvoir les comportements visés par les enquêteurs. L’un des téléphones aurait également contenu des échanges relatifs à des sollicitations ou à des obtentions de fonds. Son utilisateur a contesté avoir recouru à de fausses identités ou demandé frauduleusement de l’argent.
 
Le récit de Libération fait ainsi état de deux séquences distinctes : la mise à l’abri de personnes menacées par une foule, puis les investigations ayant conduit à leur présentation au parquet. 
Jeudi 1 Octobre 2026
Dakaractu