Une affaire aussi sordide que troublante continue de soulever des interrogations. Révélée par le quotidien Libération, l’affaire impliquant Frédéric Coudon, ancien administrateur du système et du réseau à l’ambassade de France au Sénégal, demeure entourée d’un épais brouillard judiciaire plusieurs années après l’ouverture de l’enquête.
Une arrestation spectaculaire à Paris
Selon Libération, tout commence le 12 février 2022 lorsque Frédéric Coudon, né le 24 octobre 1963 à Bordeaux, est interpellé à son arrivée à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, en provenance du Sénégal. Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) l’attendaient de pied ferme.
Les policiers français soupçonnaient cet agent du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, jusque-là inconnu des services, d’avoir échangé sur internet des fichiers à caractère pédopornographique. Trois jours plus tard, le 15 février 2022, il est mis en examen pour sept chefs d’inculpation liés à la pédocriminalité et placé sous statut de témoin assisté pour un autre chef.
Les faits reprochés sont particulièrement graves : diffusion, détention, importation et mise à disposition d’images pornographiques impliquant des mineurs, corruption de mineurs via internet, mais aussi enregistrement d’images sexuelles impliquant des enfants. Les investigations situent ces actes dans plusieurs pays, notamment le Sénégal, la France, le Gabon, la Tunisie et la Roumanie, sur une période s’étalant de 2000 à février 2022.
Une adresse IP localisée à Dakar
Toujours d’après Libération, l’enquête a été déclenchée après la détection d’une adresse IP utilisée à Dakar qui aurait partagé, entre le 12 et le 15 mai 2021, plusieurs vidéos montrant des viols d’enfants. Les investigations techniques ont permis d’établir que ce n’était que la partie visible d’une activité beaucoup plus vaste.
Les analyses ont révélé que le suspect avait partagé 1171 fichiers similaires depuis juin 2020. Les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à Frédéric Coudon grâce à la connexion internet associée à cette adresse IP mais aussi au bornage de son téléphone portable près des lieux de téléchargement des contenus.
Lors des perquisitions menées à son domicile bordelais, à la résidence Urba Bat, ainsi qu’au moment de son interpellation, les policiers ont saisi plusieurs équipements informatiques. Sur un disque dur externe, ils ont découvert des photographies pornographiques de mineurs, mais également des clichés de jeunes filles prises manifestement à leur insu, ainsi que des captures d’écran de conversations avec des mineurs sur internet.
Des dénégations avant les aveux
Interrogé par le Groupe central des mineurs victimes de la police judiciaire de Nanterre, Frédéric Coudon a d’abord nié les faits avant de reconnaître certains éléments.
Toujours selon Libération, il a admis avoir téléchargé des contenus pédopornographiques depuis l’an 2000. Il a aussi reconnu avoir utilisé de faux profils de mineurs sur les réseaux sociaux pour entrer en contact avec de jeunes victimes et obtenir des photographies d’elles.
Plus inquiétant encore, il aurait confié utiliser des caméras espionnes pour photographier des mineurs à leur insu.
Une commission rogatoire au Sénégal
Face à l’ampleur potentielle de l’affaire, le 22 février 2022, le juge d’instruction David Gorecki du tribunal judiciaire de Paris a adressé une commission rogatoire internationale aux autorités sénégalaises.
L’objectif : vérifier les activités du suspect au Sénégal et entendre plusieurs témoins, notamment ses collègues de l’ambassade de France ainsi qu’une employée travaillant dans sa maison à Dakar.
Le 26 avril 2022, dans le cadre de cette commission rogatoire, des policiers sénégalais et français se sont rendus dans l’appartement dakarois de Frédéric Coudon situé à la Cité des magistrats, à la Foire.
Les enquêteurs y ont découvert deux unités centrales contenant plusieurs disques durs renfermant des fichiers d’abus sexuels sur des mineurs.
Une question demeure alors cruciale : ces contenus impliquent-ils des enfants sénégalais ?
Pour l’heure, la réponse reste inconnue.
Un voisinage sous le choc
Les enquêteurs ont également auditionné le gardien de l’immeuble et la femme de ménage de l’appartement. Tous deux ont décrit un homme discret, solitaire et ne recevant pratiquement jamais de visite.
Les collègues de Frédéric Coudon à l’ambassade de France ont livré un témoignage similaire. Selon eux, il était passionné d’informatique, très investi dans son travail et spécialiste en sécurité informatique.
Certains le décrivaient comme « bavard », « hyperactif » et amateur de gadgets technologiques dont lui seul semblait maîtriser les fonctionnalités. Mais un point faisait l’unanimité : sa vie privée demeurait un mystère total, car il n’en parlait jamais.
Une arrestation spectaculaire à Paris
Selon Libération, tout commence le 12 février 2022 lorsque Frédéric Coudon, né le 24 octobre 1963 à Bordeaux, est interpellé à son arrivée à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, en provenance du Sénégal. Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) l’attendaient de pied ferme.
Les policiers français soupçonnaient cet agent du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, jusque-là inconnu des services, d’avoir échangé sur internet des fichiers à caractère pédopornographique. Trois jours plus tard, le 15 février 2022, il est mis en examen pour sept chefs d’inculpation liés à la pédocriminalité et placé sous statut de témoin assisté pour un autre chef.
Les faits reprochés sont particulièrement graves : diffusion, détention, importation et mise à disposition d’images pornographiques impliquant des mineurs, corruption de mineurs via internet, mais aussi enregistrement d’images sexuelles impliquant des enfants. Les investigations situent ces actes dans plusieurs pays, notamment le Sénégal, la France, le Gabon, la Tunisie et la Roumanie, sur une période s’étalant de 2000 à février 2022.
Une adresse IP localisée à Dakar
Toujours d’après Libération, l’enquête a été déclenchée après la détection d’une adresse IP utilisée à Dakar qui aurait partagé, entre le 12 et le 15 mai 2021, plusieurs vidéos montrant des viols d’enfants. Les investigations techniques ont permis d’établir que ce n’était que la partie visible d’une activité beaucoup plus vaste.
Les analyses ont révélé que le suspect avait partagé 1171 fichiers similaires depuis juin 2020. Les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à Frédéric Coudon grâce à la connexion internet associée à cette adresse IP mais aussi au bornage de son téléphone portable près des lieux de téléchargement des contenus.
Lors des perquisitions menées à son domicile bordelais, à la résidence Urba Bat, ainsi qu’au moment de son interpellation, les policiers ont saisi plusieurs équipements informatiques. Sur un disque dur externe, ils ont découvert des photographies pornographiques de mineurs, mais également des clichés de jeunes filles prises manifestement à leur insu, ainsi que des captures d’écran de conversations avec des mineurs sur internet.
Des dénégations avant les aveux
Interrogé par le Groupe central des mineurs victimes de la police judiciaire de Nanterre, Frédéric Coudon a d’abord nié les faits avant de reconnaître certains éléments.
Toujours selon Libération, il a admis avoir téléchargé des contenus pédopornographiques depuis l’an 2000. Il a aussi reconnu avoir utilisé de faux profils de mineurs sur les réseaux sociaux pour entrer en contact avec de jeunes victimes et obtenir des photographies d’elles.
Plus inquiétant encore, il aurait confié utiliser des caméras espionnes pour photographier des mineurs à leur insu.
Une commission rogatoire au Sénégal
Face à l’ampleur potentielle de l’affaire, le 22 février 2022, le juge d’instruction David Gorecki du tribunal judiciaire de Paris a adressé une commission rogatoire internationale aux autorités sénégalaises.
L’objectif : vérifier les activités du suspect au Sénégal et entendre plusieurs témoins, notamment ses collègues de l’ambassade de France ainsi qu’une employée travaillant dans sa maison à Dakar.
Le 26 avril 2022, dans le cadre de cette commission rogatoire, des policiers sénégalais et français se sont rendus dans l’appartement dakarois de Frédéric Coudon situé à la Cité des magistrats, à la Foire.
Les enquêteurs y ont découvert deux unités centrales contenant plusieurs disques durs renfermant des fichiers d’abus sexuels sur des mineurs.
Une question demeure alors cruciale : ces contenus impliquent-ils des enfants sénégalais ?
Pour l’heure, la réponse reste inconnue.
Un voisinage sous le choc
Les enquêteurs ont également auditionné le gardien de l’immeuble et la femme de ménage de l’appartement. Tous deux ont décrit un homme discret, solitaire et ne recevant pratiquement jamais de visite.
Les collègues de Frédéric Coudon à l’ambassade de France ont livré un témoignage similaire. Selon eux, il était passionné d’informatique, très investi dans son travail et spécialiste en sécurité informatique.
Certains le décrivaient comme « bavard », « hyperactif » et amateur de gadgets technologiques dont lui seul semblait maîtriser les fonctionnalités. Mais un point faisait l’unanimité : sa vie privée demeurait un mystère total, car il n’en parlait jamais.