Affaire Amy Ndiaye : les femmes de l'APR annoncent une marche nationale et une plainte collective...

La députée Amy Ndiaye Gniby a été prise à partie par deux de ses collègues membres de l’opposition. Les réactions fusent de partout. Très en colère, les femmes de la mouvance présidentielle annoncent une marche nationale et comptent déposer une plainte collective.
Face à la presse ce vendredi 02 décembre 2022, au siège de l'Apr, les femmes du mouvement national des femmes ont étalé leur colère.

« En tant que femmes, nous avons été agressées, humiliées dans notre chair et notre âme. Nous sommes toutes des Amy Ndiaye. Cette agression d'une rare violence a été perpétrée par deux députés de Yewwi Askan Wi, se prévalant du PUR dont Moustapha Sy est le président d'honneur. Tandis que l'un des députés assenait à l'Honorable Amy Ndiaye une violente gifle, l'autre lui donnait un coup de pied au ventre, entraînant son évacuation immédiate en urgence dans une structure sanitaire de la place par les Sapeurs-Pompiers. L'Assemblée Nationale est par excellence le lieu du dialogue institutionnalisé entre les différentes sensibilités politiques, l'immunité », a fait savoir Awa Guèye.

Elle ajoute : « nous demandons à notre sœur de porter plainte et que la justice soit faite pour que plus jamais de telles violences ne se reproduisent. Nous attendons aussi de l'Institution parlementaire des mesures immédiates de correction à l'encontre des députés agresseurs et de protection de la liberté d'expression de toutes et de tous les parlementaires. Nous lançons un appel à toutes nos sœurs, celles de l’opposition, de la société civile, celles des villes et des campagnes à rester mobilisées pour que de tels actes ignobles et barbares ne se reproduisent plus ni dans la rue ni à l'Assemblée nationale. Ensemble nous n'excluons pas d'élaborer un plan d'action de visites des chefs religieux, de plaintes collectives et des marches nationales pour sauver les femmes, mais également sauver l'institution parlementaire dont les principes fondamentaux sont foulés au pied. »

Néné Fatoumata Tall, ex ministre de la jeunesse, a aussi « interpellé la présidente Aïda Mbodji et l'ex première ministre Mimi Touré pour que ces cas de violence ne se reproduisent plus dans le pays... »


Vendredi 2 Décembre 2022
Dakaractu



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