Affaire Abdoulaye Seck et Dame Amar : une vidéo intime le mettant en scène avec 7 femmes nues… plongée dans un chantage à la sextape qui vire au scandale judiciaire


Un simple message, brutal et glaçant — « t’as deux minutes ou tu vas faire le tour du monde » — a suffi à faire basculer une affaire déjà explosive dans une dimension encore plus inquiétante. Selon les révélations du quotidien Libération, Abdoulaye Seck, 34 ans, a été placé sous mandat de dépôt et sera jugé le 4 mai prochain devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, dans un dossier mêlant sextorsion, fraude et diffusion de données personnelles.
 
Une affaire à multiples facettes
 
Derrière cette procédure judiciaire se cache une mécanique bien rodée de pression et de manipulation. D’après Libération, tout commence en août 2025, lors du séjour en France du plaignant, Dame Amar. Occupé, ce dernier aurait confié sa carte bancaire à Abdoulaye Seck pour retirer 5 000 euros depuis un compte domicilié à Africa Bank, via un guichet d’hôtel.
 
Mais ce qui devait être une simple opération bancaire tourne rapidement au litige financier. Le mis en cause est accusé d’avoir dépensé plus de 10 millions de francs CFA en boîte de nuit, sans autorisation, avant de refuser de restituer les fonds.
 
Le basculement dans le chantage
 
L’affaire prend une tournure nettement plus grave quelques mois plus tard. Toujours selon Libération, le 5 janvier 2026, Dame Amar reçoit, via Snapchat, une vidéo intime le mettant en scène avec 7 femmes nues. Une vidéo qu’il affirme n’avoir jamais consenti à enregistrer.
 
Le message qui accompagne cette séquence est explicite : payer, ou voir ces images diffusées publiquement. Le plaignant affirme même que plusieurs autres vidéos du même type seraient en possession du suspect, certaines déjà montrées à des tiers.
 
Face aux enquêteurs, il produit les éléments reçus, renforçant les accusations de tentative d’extorsion et de diffusion illégale de données à caractère personnel.
 
Une ligne de défense fragile
 
Confronté aux preuves, Abdoulaye Seck adopte une stratégie de défense pour le moins surprenante. Il reconnaît l’envoi des vidéos, mais évoque un geste « préventif ». Selon lui, ces contenus lui auraient été transmis par une certaine Sabrine, qui menaçait elle-même de les rendre publics si elle n’était pas payée.
 
Dans cette logique, le message menaçant — « t’as deux minutes ou tu vas faire le tour du monde » — serait une tentative d’alerte, et non de chantage.
 
Une version que les enquêteurs peinent à concilier avec les faits. D’autant que le suspect affirme ne pas connaître les femmes visibles dans les vidéos, tout en les attribuant à l’entourage du plaignant.
 
Des dénégations sur le volet financier
 
Sur les accusations de retraits frauduleux, Abdoulaye Seck nie catégoriquement. Il soutient que la carte bancaire ne lui aurait jamais été remise et conteste toute implication dans les dépenses évoquées.
 
Malgré ses dénégations, les éléments matériels s’accumulent. Son téléphone — un iPhone 15 Pro Max — a été saisi par les enquêteurs pour exploitation technique, laissant entrevoir de potentielles révélations supplémentaires.
 
Un procès très attendu
 
Entre accusations de détournement d’argent, chantage numérique et atteinte à la vie privée, cette affaire cristallise plusieurs infractions graves dans un contexte où la sextorsion prend de l’ampleur.
 
Le rendez-vous est désormais fixé au 4 mai prochain, où Abdoulaye Seck devra répondre de ses actes devant la justice.
Mercredi 29 Avril 2026
Dakaractu