AEE Power Senegal a publié, ce jeudi 20 août 2026, un démenti formel visant José Ángel González Tausz, qui se présente tour à tour comme Administrateur Général ou Président Exécutif de la société de droit espagnol AEE Power EPC. Dans un entretien accordé au groupe de presse WALF, González Tausz avait évoqué une « forte falsification du reçu fiscal » portant sur un montant de 2 à 3 millions d’euros, dénonçant une « tentative d’escroquerie » et visant nommément Saïdou Kane, Administrateur Général d’AEE Power Senegal. La société sénégalaise conteste point par point ces accusations, qu’elle juge dépourvues de tout fondement documentaire, et annonce son intention de rétablir les faits.
Selon le communiqué, AEE Power Senegal demeurait, à la date des faits évoqués, le mandataire et agent exclusif d’AEE Power EPC pour l’exécution du marché n°T0296/2024 relatif à l’électrification rurale de 1600 localités, en vertu d’une attestation de l’ASER du 23 février 2024. Ce statut aurait été confirmé à trois reprises par AEE Power EPC elle-même, à travers le protocole d’entente du 16 novembre 2023, l’engagement tripartite du 25 novembre 2023 et le contrat de prestations du 23 décembre 2023. La banque Santander, chargée du financement du marché à hauteur de 140 millions d’euros, aurait également réitéré ce rôle dans une correspondance adressée le 24 décembre 2024 au Secrétariat général du gouvernement sénégalais. Aucune de ces pièces, ni aucun document versé aux procédures administratives et judiciaires ouvertes depuis 2024, ne ferait état d’une falsification de reçu fiscal imputable à Seydou Kane ou à sa société.
Le démenti s’appuie également sur la décision n°0138/2024/ARCOP/CRD/DEF du 24 décembre 2024, qui établit qu’AEE Power EPC SAU avait elle-même saisi le doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, par une plainte du 30 août 2024, sur la base d’allégations de faux visant des pièces justificatives de débours attribuées à AEE Power Senegal. Statuant sur ce dossier, le Comité de règlement des différends de l’ARCOP aurait constaté ne pas disposer « d’éléments objectifs pour asseoir la matérialité des faits et en établir l’imputabilité », faute de lien établi avec les dirigeants d’AEE Power Senegal.
Le passage le plus lourd de conséquences du démenti concerne toutefois une confrontation organisée par le doyen des juges d’instruction entre Saïdou Kane et José González Tausz. Selon AEE Power Senegal, ce dernier n’a pas pu établir, au cours de cet exercice, que les documents allégués de faux provenaient d’AEE Power Senegal ou de ses dirigeants. Mais c’est un autre élément, ressorti de cette même confrontation, que le communiqué met en avant comme particulièrement significatif : M. González Tausz aurait affirmé avoir enregistré à titre gratuit le contrat T0296/24/DK le 28 juin 2024 — soit, souligne AEE Power Senegal, bien après le décaissement des 56 millions d’euros au titre de l’avance de démarrage. Or, selon la société sénégalaise, il serait de notoriété publique que ce même contrat avait en réalité été enregistré dès le 6 mars 2024, par Saïdou Kane et ses équipes, à la faveur d’une autorisation exceptionnelle d’enregistrement à titre gratuit délivrée par le ministre des Finances d’alors, feu Moustapha Ba.
Cette discordance de calendrier éclairerait, selon AEE Power Senegal, le dessaisissement du doyen des juges d’instruction au profit du Pool judiciaire financier, déjà saisi d’une plainte distincte déposée par le député Thierno Alassane Sall visant AEE Power EPC et ses dirigeants pour détournement de deniers publics. La Section de recherches de la gendarmerie nationale aurait engagé, dans ce cadre, l’audition des témoins et protagonistes, sans qu’il soit établi à ce jour que M. González Tausz ait répondu aux convocations qui lui auraient été adressées.
AEE Power Senegal révèle en outre avoir déposé, le 20 janvier 2025, une plainte avec constitution de partie civile contre José Ángel González Tausz et AEE Power EPC, pour abus de confiance, faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse, sur le fondement des articles 383, 135, 136 et 362 du Code pénal. Défendue par le cabinet Boubacar Koïta & Associés, cette plainte documenterait plusieurs éléments : une utilisation contestée par Santander elle-même de l’avance de démarrage de 36,733 milliards de francs CFA autorisée par l’ASER en mars 2024, la banque ayant fait état de « vives inquiétudes » dans une correspondance du 30 septembre 2024 à l’ARCOP après avoir constaté un solde résiduel sur le compte dédié alors que les travaux n’avaient pas démarré ; une ordonnance de la Cour suprême du 21 novembre 2024 confirmant la suspension du financement par Santander et évoquant « un soupçon de prévarication des deniers publics » ; des cautions délivrées par la SONAC sans paiement effectif des primes correspondantes, en violation de l’article 13 du Code CIMA ; ainsi que la production, par AEE Power EPC, de quittances et factures dont la quittance n°5699889 du 16 février 2024 et la facture n°000156 du 26 janvier 2024, qu’elle attribue à AEE Power Senegal sans pouvoir en établir la transmission.
Pour AEE Power Senegal, l’ensemble de ces éléments dessine une « inversion des rôles » que ni les décisions de l’ARCOP ni celle de la Cour suprême ne permettraient de soutenir. La société dit se tenir disponible pour collaborer avec les autorités administratives, de régulation et judiciaires, et se réserve le droit d’engager toute action utile à la protection de la réputation de son Administrateur Général.
Selon le communiqué, AEE Power Senegal demeurait, à la date des faits évoqués, le mandataire et agent exclusif d’AEE Power EPC pour l’exécution du marché n°T0296/2024 relatif à l’électrification rurale de 1600 localités, en vertu d’une attestation de l’ASER du 23 février 2024. Ce statut aurait été confirmé à trois reprises par AEE Power EPC elle-même, à travers le protocole d’entente du 16 novembre 2023, l’engagement tripartite du 25 novembre 2023 et le contrat de prestations du 23 décembre 2023. La banque Santander, chargée du financement du marché à hauteur de 140 millions d’euros, aurait également réitéré ce rôle dans une correspondance adressée le 24 décembre 2024 au Secrétariat général du gouvernement sénégalais. Aucune de ces pièces, ni aucun document versé aux procédures administratives et judiciaires ouvertes depuis 2024, ne ferait état d’une falsification de reçu fiscal imputable à Seydou Kane ou à sa société.
Le démenti s’appuie également sur la décision n°0138/2024/ARCOP/CRD/DEF du 24 décembre 2024, qui établit qu’AEE Power EPC SAU avait elle-même saisi le doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, par une plainte du 30 août 2024, sur la base d’allégations de faux visant des pièces justificatives de débours attribuées à AEE Power Senegal. Statuant sur ce dossier, le Comité de règlement des différends de l’ARCOP aurait constaté ne pas disposer « d’éléments objectifs pour asseoir la matérialité des faits et en établir l’imputabilité », faute de lien établi avec les dirigeants d’AEE Power Senegal.
Le passage le plus lourd de conséquences du démenti concerne toutefois une confrontation organisée par le doyen des juges d’instruction entre Saïdou Kane et José González Tausz. Selon AEE Power Senegal, ce dernier n’a pas pu établir, au cours de cet exercice, que les documents allégués de faux provenaient d’AEE Power Senegal ou de ses dirigeants. Mais c’est un autre élément, ressorti de cette même confrontation, que le communiqué met en avant comme particulièrement significatif : M. González Tausz aurait affirmé avoir enregistré à titre gratuit le contrat T0296/24/DK le 28 juin 2024 — soit, souligne AEE Power Senegal, bien après le décaissement des 56 millions d’euros au titre de l’avance de démarrage. Or, selon la société sénégalaise, il serait de notoriété publique que ce même contrat avait en réalité été enregistré dès le 6 mars 2024, par Saïdou Kane et ses équipes, à la faveur d’une autorisation exceptionnelle d’enregistrement à titre gratuit délivrée par le ministre des Finances d’alors, feu Moustapha Ba.
Cette discordance de calendrier éclairerait, selon AEE Power Senegal, le dessaisissement du doyen des juges d’instruction au profit du Pool judiciaire financier, déjà saisi d’une plainte distincte déposée par le député Thierno Alassane Sall visant AEE Power EPC et ses dirigeants pour détournement de deniers publics. La Section de recherches de la gendarmerie nationale aurait engagé, dans ce cadre, l’audition des témoins et protagonistes, sans qu’il soit établi à ce jour que M. González Tausz ait répondu aux convocations qui lui auraient été adressées.
AEE Power Senegal révèle en outre avoir déposé, le 20 janvier 2025, une plainte avec constitution de partie civile contre José Ángel González Tausz et AEE Power EPC, pour abus de confiance, faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse, sur le fondement des articles 383, 135, 136 et 362 du Code pénal. Défendue par le cabinet Boubacar Koïta & Associés, cette plainte documenterait plusieurs éléments : une utilisation contestée par Santander elle-même de l’avance de démarrage de 36,733 milliards de francs CFA autorisée par l’ASER en mars 2024, la banque ayant fait état de « vives inquiétudes » dans une correspondance du 30 septembre 2024 à l’ARCOP après avoir constaté un solde résiduel sur le compte dédié alors que les travaux n’avaient pas démarré ; une ordonnance de la Cour suprême du 21 novembre 2024 confirmant la suspension du financement par Santander et évoquant « un soupçon de prévarication des deniers publics » ; des cautions délivrées par la SONAC sans paiement effectif des primes correspondantes, en violation de l’article 13 du Code CIMA ; ainsi que la production, par AEE Power EPC, de quittances et factures dont la quittance n°5699889 du 16 février 2024 et la facture n°000156 du 26 janvier 2024, qu’elle attribue à AEE Power Senegal sans pouvoir en établir la transmission.
Pour AEE Power Senegal, l’ensemble de ces éléments dessine une « inversion des rôles » que ni les décisions de l’ARCOP ni celle de la Cour suprême ne permettraient de soutenir. La société dit se tenir disponible pour collaborer avec les autorités administratives, de régulation et judiciaires, et se réserve le droit d’engager toute action utile à la protection de la réputation de son Administrateur Général.