Adja Saïda Mousoukoro Mbaye (présidente réseau des femmes leaders sénégalo-gambiennes) à Kolda : « Nous avons fait une plaidoirie pour que les tracasseries policières et les check-point… »


« Au forum de création du réseau, nous avons fait une plaidoirie pour que les tracasseries policières et les check-points cessent entre les deux frontières. Nous continuerons à lutter contre ces barrières, car nous sommes le même peuple. Il faut que cela s’arrête entre nous. Nous devons nous sentir à l’aise dans ces deux pays frères. On n’a pas besoin de distinguer nos deux peuples en payant lors des check points et vice versa. » Tel est le cri de cœur d’Adja Saïda Mousoukoro Mbaye lors de l’installation du bureau de Kolda.
Elle poursuit en ces termes : « je pense que nous devons enlever ces barrières dans toute l’Afrique car cela nous retarde et sont souvent source de conflits. Pour preuve, j’ai fait l’Europe où je n’ai pas vu ces barrières entre ces pays. Mais c’est à mon retour au Sénégal qu’on a ouvert mes valises pour dédouanement. D’ailleurs, en venant à Kolda nous avons payé plus de dix mille f cfa, car à chaque check point il fallait payer mille f cfa… »
Pour mieux développer l’intégration sous régionale, le réseau des femmes leaders sénégalo-gambiennes vient de monter le bureau de la section de Kolda. À la tête duquel a été porté Ndèye Amy Ndiaye comme présidente. Ainsi, ce réseau des femmes qui s’active pour l’intégration sous régionale prône les bons rapports sociaux, la paix, l’autonomisation et la promotion de la femme. Le réseau prône aussi l’accès des femmes aux mandats électifs et de prise de décision. Désormais les femmes de Kolda vont pouvoir bénéficier de formations via cette plateforme.
Revenant sur l’objectif de leur présence au Fouladou, elle précise : « nous sommes à Kolda pour monter le bureau régional du réseau et sensibiliser contre la covid-19. En ce sens, nous invitons les femmes à se faire vacciner, porter les masques et utiliser les gels hydro alcooliques pour lutter contre la Covid-19. Nous avons apporté mille masques et du gel hydro alcoolique. Notre réseau fait aujourd’hui plus de trois mille femmes membres entre les deux pays. Avec ce maillage, les femmes gambiennes n’ont pas besoin d’aller à l’hôtel au Sénégal mais chez leurs sœurs sénégalaises et vice versa. Nous sommes le même peuple car nous avons les mêmes ethnies et les mêmes langues des deux côtés. »
 
Pour mieux consolider cette intégration, le réseau compte s’investir dans la lutte illicite de trafic de bois entre les deux pays. À ce titre, elle soutient : « nous allons apporter des solutions sur le trafic illicite de bois entre les deux pays. Nous sommes très conscientes des conséquences de cette coupe illicite car nous vivons ensemble les changements climatiques. C’est pourquoi, en tant que femmes, nous allons instaurer un dialogue pour pallier ce problème. D’ailleurs par exemple, le réseau a pu régler des conflits sociaux et donc pourquoi pas apporter des solutions à ce trafic… »
Dimanche 15 Août 2021
Dakaractu



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