Accusé de népotisme et de mauvaise gestion par les travailleurs : Sale temps pour le DG de l’Ipres Mamadou Sy Mbengue.

Le malaise qui persiste à l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a connu un nouveau développement hier avec l’en- trée en scène du syndicat autonome des travailleurs. Dans leur collimateur : le directeur général Mamadou Sy Mbengue.


Dans une déclaration rendue publique, le syndicat autonome des travailleurs de l’Ipres (Sati) a ouvert le feu sur le directeur général, Mamadou Sy Mbengue. 

En effet, concernant le fonctionnement de l’ipres, « le syndicat a noté que ces dernières semaines, l’ipres fait les gros titres de la presse pour différents scandales liés à des détournements internes, ou à la gestion des projets en cours au niveau de l’institution, notamment ceux immobiliers.

Cette actualité fonde une profonde inquiétude et de vives préoccupations, quant à la situation de gouvernance de cette institution, installée dans un désordre chronique depuis plusieurs années », assène le Sati.
En effet, « il est évident que dans une entreprise sérieuse, et un tant soit peu organisée, cette affaire de détournement, liée à une utilisation frauduleuse et à grande échelle de tickets de restauration, n’aurait pu jamais se produire, et elle est en réalité révélatrice du déficit de l’organisation de l’ipres, ainsi que de l’absence de tout levier de contrôle ou d’analyse relativement aux dépenses engagées par l’institution », selon les travailleurs pour qui « la direction Générale de l’ipres gagnerait par conséquent, à faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des ressources affectées au fonctionnement, au lieu de se lancer dans une communication tous azimuts, qui ne reflète en rien les réalités vécues en interne par les travailleurs ».

En outre, « il est de notoriété publique, que les chantiers de la modernisation informatique, comme ceux des investissements immobiliers, qui ont mobilisé des ressources colossales depuis plusieurs années, ont connu des impairs notoires en terme de respect des délais et des engagements souscrits, et n’ont débouché sur aucun résultat tangible au regard des objectifs qui ont fondé ces choix d’investissements », selon les travailleurs.

Abordant la situation sociale du personnel, le sati a fait un diagnostic au vitriol : « la politique des ressources humaines au niveau de l’ipres est caractérisée depuis de nombreuses années par un népotisme sans nom, une instrumentalisation de l’organisation au bénéfice d’intérêts personnels, un recrutement pléthorique, irresponsable et partisan, sans adéquation avec les besoins réels de l’entreprise, et une perversion des enjeux pour le compte d’un carriérisme politique personnel. La situation s’est aggravée avec les dernières mutations d’agents, qui ont servi pour l’essentiel à récompenser des militants, à promouvoir des parents, et à livrer des règlements de comptes personnels, au détriment des véritables enjeux de l’institution ».
Le Sati tient par conséquent « à attirer l’attention de l’opinion sur ces dérives dangereuses qui peuvent nuire à la stabilité l’institution, et invite les autorités de l’ipres à une approche plus sérieuse et plus rigoureuse des véritables enjeux de gestion et de fonctionnement », notent les travailleurs.

Les faits révélés par le syndicat ne sont que la face visible de l'iceberg. Pour preuve, le scanner du centre médico-social (cms) de l'ipres est en panne depuis quatre mois et le personnel qui n'en peut plus de supporter le calvaire des pauvres retraités veut même aller en grève. 
Pendant ce temps, le dg, qui ne cesse de parler de son amitié supposée avec Marième sall, vient d'aménager dans une magnifique résidence située sur la route de l'ancien aéroport. 
Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
Mercredi 4 Septembre 2019
Dakaractu



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