Accès universel à l’eau : Le Premier ministre trace la voie


« Le gouvernement s’inscrit dans une politique offensive pour faciliter l’accès à l’eau et à l’assainissement, qui correspond à une attente forte des populations », a déclaré le Premier ministre ce mardi, à l’Assemblée nationale, où il a présenté sa déclaration de politique générale.
« Pour preuve, en milieu urbain, le taux d’accès est stabilisé aujourd’hui à 98,5% dont 89% par branchement particulier », explique-t-il. « La sécurisation de l’alimentation en eau potable de Dakar a nécessité la mobilisation de plus de 100 000 m3/j dans le cadre d’un programme d’urgence pour un investissement global de 27 milliards FCFA engagé en 2015.
Face à la croissance démographique de la ville de Dakar et sa périphérie, le gouvernement a décidé de mettre en œuvre deux projets majeurs avec la construction d’une troisième usine de production d’eau potable à Keur Momar Sarr (KMS III) et la réalisation d’une unité de dessalement d’eau de mer. Ces projets prendront en compte l’extension des réseaux dans les zones non encore desservies avec la réalisation de 85.000branchements domiciliaires subventionnés », ajoute le chef du gouvernement.
Il informe que les deux projets seront finalisés en 2020 pour un coût cumulé de 465 milliards FCFA et un volume d’eau additionnel de 300.000 m3/j. « C’est l’approvisionnement en eau de plus 3,5 millions de personnes qui est en jeu », déduit-Abdallah Dionne.
En attendant la finalisation desdits projets, il fait savoir qu’une production de 60.000 m3/jour supplémentaires sera disponible pour la région de Dakar, d’ici la fin 2018, à partir de nouveaux de forages en construction.
« En milieu rural, les opérations combinées du « programme national de 300 forages  » lancé en 2013 et du volet hydraulique du PUDC ont permis la réalisation de 368 forages, 13 stations de traitement, 200 châteaux d’eau et plus de 109 km de réseaux dans plus de 500 villages, au bénéfice de 1.000.000 de personnes supplémentaires, faisant passer le taux d’accès à l’eau de 80 % en 2011 à 90% en 2016 », renchérit Boun Abdallah Dionne.
Ce dernier de conclure sous ce rapport : « En même temps que la finalisation de ce programme, une nouvelle opération portant sur la réalisation de 250 nouveaux forages est en cours pour plus 60 milliards d’investissements qui devraient rapprocher le Sénégal du taux d’accès universel à l’eau potable dans 3 ans ».
Mardi 5 Décembre 2017




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