Abus de confiance : le caissier de la Compagnie Sénégalaise de Transformation des Métaux SAFOR accusé d'un détournement de 45 millions

Mohamed A. D. cassier à la Compagnie Sénégalaise de Transformation des Métaux SAFOR a été condamné à 6 mois de prison dont 3 mois ferme pour escroquerie portant sur un montant de 45 millions de nos francs. Il a comparu à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar.


La Compagnie Sénégalaise de Transformation de Métaux traverse une mauvaise passe. L'un de ses caissiers répondant au nom de Mohamed A. D. est accusé d'un détournement de 45 millions de francs cfa. En effet, il résulte des débats d'audience que le sieur Mohamed A. D. était un informaticien à la CSTM. Après des années de dur labeur et de travail acharné, il a été promu au poste de caissier de l'entreprise. Il s'occupait des paiements en espèces des clients. Parfois avec des remises de 1 % qu'il devait verser par la suite aux clients, mais il ne le faisait pas. Et cet argent a été rassemblé et prêté au personnel et certains ne remboursaient pas. Parfois même, d'après ses déclarations, le Directeur administratif et financier l'appelait pour lui demander de prêter de l'argent à de tierces personnes sans aucune pièce justificative. Malheureusement pour lui, la direction générale a effectué un contrôle des caisses. Et, un gap de 45 millions de francs cfa a été découvert dans les caisses de Mohamed A. D. 
Interpellé sur cela, il a souligné qu'il y avait des manquements bien avant son arrivée à son poste de caissier. Et ils faisaient des jeux d'écriture comptable pour combler les manquements. Ainsi, il a été licencié et l'entreprise a enclenché une procédure judiciaire contre lui.
Attrait à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, Mohamed A. D. a nié les faits qui lui sont reprochés. Le prévenu de mentionner que les manquements sont antérieurs à sa prise de fonction.
À son tour, le Directeur de l'entreprise Benoît François Coulon souligne que le prévenu a récupéré la somme de 15 millions auprès des clients qu'il n'a pas versée. "J'avais constaté des manquements d'un montant de 45 millions lors d'un contrôle des caisses par un de mes commerciaux qui a attiré mon attention", a-t-il avancé. Concernant les prêts que le mis en cause à accordé au personnel, il précise qu'il n'avait aucune prérogative pour le faire.
Prenant la parole, l'avocat de la partie civile déclare lors de sa plaidoirie qu'il a voulu s'en rapporter au regard de la constance des faits. Selon lui, le mis en cause n'avait pas le droit de prêter de l'argent et les faits en l'espèce sont graves. Il réclame un montant de 60 millions pour réparation du préjudice subi par la CSTM. Le parquet, quant à lui, a mentionné la constance des faits avant de requérir une application de la loi.
Du côté de la défense, Me Michel Basse estime que le prévenu Diop a commis des fautes indiscutables, mais il n'y a pas une mauvaise gestion de sa part. Aucun reproche n'a été fait à son égard", a plaidé la robe noire qui sollicite une application bienveillante de la loi pénale. Selon Me Amadou Aly Kane, il faudra rechercher les justificatifs des manquements pour parler de détournement et d'abus de confiance. Et, sollicite la relaxe purement et simplement. 
Malgré les faits débattus et démontés à la barre, le tribunal l'a finalement déclaré coupable et le condamne à 6 mois de prison dont 3 mois ferme. Il devra payer la somme de 50 millions de francs cfa à la Compagnie Sénégalaise de Transformation des Métaux SAFOR.
Mercredi 11 Octobre 2023
Dakaractu