Abdourahmane Diouf de Awalé à Touba : « Du petit- déjeuner au dîner, le Sénégal ne produit pas ce qu’il consomme »


À Touba où il séjourne depuis trois jours pour les besoins des magal de Serigne Bara et du Kazu Rajab, Abdourahmane Diouf a évoqué le train-train difficile des ménages Sénégalais marqué notamment par la flambée des prix. Évoquant les efforts récemment consentis par l’État Sénégalais, le leader politique saluera les décisions, mais les jugera insuffisantes et clairement circonstancielles.

« Nous sommes pour des politiques résolument. S’il y a un ménage Sénégalais qui se lève et qui économise 500 francs sur sa dépense, c’est à saluer. Globalement, c’est un accord à saluer. Mais je dis que c’est du saupoudrage puisque c’est une décision qui ne va pas au fond des choses. Vous allez voir que dans trois mois c’est une question qui va se reposer parce que nous n’avons pas réglé les fondamentaux qui permettent au Sénégal d’avoir une mainmise, en terme de régulation, sur le panier de la ménagère. »

 Il poursuit : « Aujourd’hui, on nous parle du conflit Russo - Ukrainien mais la lecture très basique qu’ils vont en faire aux Sénégalais, c’est de dire qu’il pourrait y avoir une pénurie de blé qui aura une répercussion sur le prix du pain. La solution se retrouve dans la manière dont le Sénégal doit gérer le panier de la ménagère. Vous ne pouvez pas aspirer au développement alors que vous ne produisez rien de ce que vous consommez. » 

Le docteur Abdourahmane Diouf de faire une remarque de taille. « Du petit déjeuner au dîner, le Sénégal ne produit pas ce qu’il consomme. Un gouvernement responsable, c’est un gouvernement qui a une vision à long terme qui met en place des politiques publiques de substitution  des importations qui nous permet d’être autosuffisant sur un certain nombre de données. »

ABDOURAHMANE SUR LE MAGAL

Interrogé sur l’héritage spirituel de Serigne Fallou Mbacké, Abdourahmane Diouf regretta que le Sénégal soit encore dans les écoles à enseigner les exploits des colons alors que nos héros ont suffisamment fait pour mériter que leur histoire soit étudiée et enseignée. « Nous sommes dans un pays où nous apprenons l’histoire des autres, le récit des victoires des autres. Nous sommes venus nous installer carrément à Touba pour 03 jours. Nous avons beaucoup discuté autour de l’université construite par Serigne Mountakha. Nous avons aussi discuté du projet de musée qui est en gestation à Touba. Aujourd’hui, on enseigne nulle part l’histoire de la mosquée de Touba alors que nos enfants apprennent le Japon du  meiji ».

Il a aussi évoqué le crise de l’école accusant l’État de manquer de respecter ses engagements et de chercher à mettre au front enseignants et parents d’élèves.
Lundi 28 Février 2022
Dakaractu



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