Abdoul Mbaye hausse le ton contre la série de meurtres et d’accidents mortels.


La semaine passée a été rythmée par un nombre élevé de décès accidentels enregistrés sur nos routes et de victimes de meurtre. À l’instar de la population sénégalaise qui s’était mise à dénoncer ces morts, l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, est lui aussi monté au créneau pour s’insurger contre ce qui, à ses yeux, semble traduire l’inertie des autorités étatiques. Dans un post publié sur son compte Facebook, le président de l'Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) d’appeler les autorités chargés de veiller sur la sécurité des personnes et des biens de traquer les auteurs de ces faits. C’est cela la priorité, grogne-t-il.
 
‘’Qu’attendez-vous pour protéger et sauver les vies de Sénégalaises et des Sénégalais ? Prenez en charge notre sécurité sur les routes, mais aussi dans nos maisons et dans les rues. Celle de nos filles et de nos sœurs. Là, se trouve la priorité des priorités, à savoir la vie de ceux qui vous auraient élu et dont vous devez vous préoccuper. Ne voyez-vous donc pas, qu’il vous faut changer votre gouvernance de la sécurité ? Investissez moins dans le matériel anti-émeute, dans l’écoute et la surveillance des opposants politiques’’, a dit Abdoul Mbaye.
 
Selon lui, l’urgence est de traquer les auteurs de ces tueries. ‘’Traquez donc les criminels et montrez vos compétences en matière de maintien de l’ordre en commençant par celui qui protège les vies de nos concitoyens. Le ministre de l’Intérieur nous avait promis que sa priorité serait la réélection de son chef de parti. Il a tenu promesse. Il est temps que le Président, maintenant responsable de tout, obtienne de lui qu’il se consacre désormais à notre sécurité’’.
 
C’est selon le leader de Act, là où se trouve l’urgence et non dans des débats politiques à n’en plus finir. L’ancien banquier se demande même qu’attendent les autorités étatiques pour gouverner ce pays ? Ce, parce qu’à ‘’peine sorti d’une élection présidentielle préparée par le Président sortant pendant de nombreuses années, le débat politique a été relancé, éternellement remis à l’ordre du jour, par une révision de la Constitution, l’initiative d’un dialogue politique, un prochain calendrier électoral sans doute à modifier et d’éternelles discussions à entretenir’’, regrette-t-il.
Lundi 20 Mai 2019
Dakaractu



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