ABDOULAYE MBODJ (DG AIBD) SUR LE DEUXIÈME VOLET DU PROJET : « Avoir un centre de maintenance à l’image de ce que faisait Air Afrique »

Le début de l’exploitation de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass n’étant plus qu’une question de jours, les responsables ont entamé la deuxième phase du projet avec le lancement d'un Centre de maintenance aéronautique.


ABDOULAYE MBODJ (DG AIBD) SUR LE DEUXIÈME VOLET DU PROJET : « Avoir un centre de maintenance à l’image de ce que faisait Air Afrique »
Abdoulaye Mbodj ne se fait pas de soucis à propos de l'avenir des travailleurs de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Il existe un projet beaucoup plus important, d’une « valeur ajoutée incommensurable ».
« Au niveau mondial, c’est à peu près 60 milliards de dollars de chiffre d’affaires. L’Afrique n’a pas même pas 1%. Il est temps, à l’image de ce faisait Air Afrique, voire mieux, qu’on puisse exploiter la maintenance aéronautique. » S’y ajoutent les hôtels à construire et autres aménagements à faire dans cet espace de 4500 hectares. Seul un tiers ayant été utilisé.
« Avec 10 millions de passagers à l’horizon 2035, on aura besoin d'une autre piste. D'ici là, il faut exploiter ce foncier» a admis son Directeur général.
Les travailleurs de l’AIBD vont surveiller la gestion de l’aéroport. Comme la SONES et la SDE - l’un, détenant l’infrastructure et le patrimoine, surveille ce que fait l’autre. Le même schéma sera donc reproduit entre l’AIBD et LAS Limak Aibd SA.
Le contentieux avec Saudi Bin Laden Group. Abdoulaye Mbodj a aussi évoqué le contentieux avec Saudi Bin Laden Group qui était tenu de livrer le bijou après avoir signé un contrat de 230 milliards FCfa. « Il y a eu par la suite énormément d’avenants qui nous ont coûté 70 milliards. Au moment de signer, il était dit que les prix étaient non révisables. Ils ont changé de position après la flambée du baril du pétrole.
Deuxièmement, ils ont mis en exergue le déplacement des villages, ce qui a constitué des charges de structures fixes payées par l’Etat du Sénégal.
Troisièmement, le contrat d’études, de travaux et de révision revenait à Saudi Bin Laden Group. A un moment donné, ils nous ont dit qu'il y a des cavités. Nous leur avons rétorqué qu'on ne pouvait donner un milliard FCfa de plus. Là où ils en réclamaient 64. Il y a eu beaucoup d’intermédiation avec les bailleurs. Le président (Macky Sall) a même voulu voir comment résilier le contrat. Mais on s’était rendu compte que c’était une voie judiciaire interminable. »
C’est par la suite que les Turcs sont venus à la rescousse pour le résultat qu’on connait.
Mardi 5 Décembre 2017
Dakaractu



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