AAAExpo 2026 à Rabat : « La sécurité d’un parc repose sur trois dimensions complémentaires : physique, psychologique et juridique » (expert)


La sécurité des parcs de loisirs doit reposer sur une approche globale intégrant la protection physique des visiteurs, leur sentiment de sécurité et le respect des obligations juridiques. C’est le message défendu par Omar Ouhdani, expert en sécurité au sein du cabinet Wiham CWC, lors d’une intervention consacrée au thème « La sécurité au cœur de l’expérience », ce jeudi 22 octobre 2026, dans le cadre de la deuxième journée de l’Africa Amusement and Attractions Expo (AAAExpo 2026), à Rabat, au Maroc. Pour le spécialiste, la prévention des risques constitue un enjeu majeur pour les exploitants de parcs de loisirs, qui doivent non seulement protéger les visiteurs et leur personnel, mais également instaurer un climat de confiance durable.

La sécurité, un investissement indispensable

Interrogé sur les raisons vĥǰ font de la sécurité une priorité dans les parcs de loisirs, Omar Ouhdani a avancé trois principaux arguments. Il a d’abord souligné la croissance exponentielle de ce secteur en Afrique, qui exige une attention accrue aux dispositifs de prévention et de protection.

 

Ensuite, il a rappelé qu’un accident peut entraîner des conséquences financières importantes et porter atteinte à la réputation d’un établissement. Enfin, l’expert estime que la sécurité ne doit pas être considérée comme une dépense superflue, mais comme un investissement indispensable à la pérennité des activités.

« La sécurité d’un parc repose sur trois dimensions complémentaires : la sécurité physique, la sécurité psychologique et la sécurité juridique », a-t-il expliqué. Ces trois piliers sont indissociables et contribuent, selon lui, à protéger aussi bien les visiteurs que les équipes.


La formation du personnel au cœur de la prévention

 

Au-delà des équipements et des infrastructures, Omar Ouhdani a insisté sur l’importance de la formation du personnel. Les employés doivent bénéficier d’une formation initiale adaptée à leurs responsabilités et disposer des habilitations nécessaires à l’exercice de leurs fonctions.

Il préconise également des exercices réguliers et des sessions de recyclage, notamment tous les six mois, afin de renforcer les compétences des équipes et de mieux les préparer à la gestion des situations d’urgence. Cette démarche permettrait de mieux anticiper les incidents, de réduire les risques et d’assurer une réaction appropriée en cas de danger.


La digitalisation et l’intelligence artificielle au service de la sécurité

 

L’expert a également mis en avant les possibilités offertes par les nouvelles technologies dans la surveillance et la prévention des accidents. Parmi les solutions évoquées figurent les capteurs intelligents capables de surveiller en temps réel les vibrations des équipements, de détecter d’éventuelles anomalies et de déclencher des alertes. Ces dispositifs facilitent la maintenance prédictive et permettent d’intervenir avant qu’une défaillance technique ne provoque un accident.

L’analyse vidéo assistée par l’intelligence artificielle peut, elle aussi, contribuer à identifier certaines situations à risque et à alerter rapidement les équipes de sécurité. Omar Ouhdani a toutefois rappelé que son utilisation doit respecter les règles relatives à la protection des données personnelles et de la vie privée, particulièrement lorsqu’elle concerne des enfants.

Autre outil jugé utile : la billetterie numérique. Grâce aux billets dotés de codes QR, les exploitants peuvent faciliter le contrôle des accès, mieux suivre la fréquentation et gérer les capacités maximales d’accueil. Ces solutions contribuent également à fluidifier les entrées et à organiser plus efficacement les flux de visiteurs, nous dit-il. 

Samedi 24 Octobre 2026
Dakaractu