A mi-mandat, Macky avait pris son envol : Pastef blablate ! Par (ABC)


On ne peut pas consacrer un mandat à faire de la politique. Il est des moments où l’on doit mettre en stand-by l’activité politique pour faire valoir les actions de développement et la construction nationale. Le régime politique du Pastef, (Diomaye moy Sonko jusqu’en 2029) depuis son avènement, n’a posé aucun acte allant dans le sens de changer les conditions de vie des populations. Ces dernières sont livrées à elles même par des dirigeants peu soucieux du développement socio-économique. La priorité est accordée aux positionnements, aux querelles intestines et à la chasse aux transhumants. Diomaye compte «ses maires», brandis comme des trophées de guerre, pour en faire le socle de son appareil pendant que Sonko change radicalement de fusil d’épaule en intimant l’ordre à ses camarades de s’ouvrir pour massifier le parti.

Les belles promesses et les engagements ayant convaincu les électeurs font désormais place aux reniements. Le citoyen, son épanouissement et l’amélioration de son quotidien, ne sont plus la priorité des gouvernants. Il trinque, cherche le diable pour tirer sa queue et observe impuissant le pitoyable spectacle qui se déroule sous ses yeux. Celui-ci est matérialisé par les querelles institutionnelles et politiques, opposant le chef de l'État à son ancien Premier ministre et ses alliés du Pastef. Ils monopolisent l'espace médiatique et installent un climat délétère dans le pays. Des tensions internes qui sapent le moral des citoyens et freinent les promesses économiques urgentes. Cette énergie perdue dans les batailles d'appareils et la restructuration des coalitions se ressent naturellement dans le quotidien des Sénégalais qui, dans une large propension, regrettent déjà le choix opéré en 2024. A bientôt trois années d’exercice du pouvoir, quelle est, aujourd’hui, la partie du Sénégal où des réalisations visibles sont estampillées Diomaye, Sonko ou Pastef ? Leur prédécesseur, le Président Macky Sall, avait, quant à lui, déjà trouvé sa vitesse de croisière, à mi-mandat.

Dans une région comme la Casamance, pour ne considérer que celle-ci, Macky Sall, seulement après trois années à la magistrature suprême, avait réussi des prouesses en donnant au futur du Sénégal les yeux de la Casamance où la paix était devenue une réalité. Conscient du fait qu’il ne pouvait y avoir de développement sans paix, le Président Sall avait investi massivement dans la partie méridionale du pays. En atteste la création d’une Zone Touristique Spéciale de la Casamance accompagnée de mesures de défiscalisation (sur 10 ans) visant à promouvoir l’investissement et la création d’emplois. Le Club Med avait suivi avec un investissement de 16 milliards Fcfa et le Projet Pôle de Développement de la Casamance (PPDC) avait consenti d’énormes efforts en concentrant ses forces dans les trois régions australes. Ce programme structurant avait ainsi introduit 7,7 milliards FCFA à Ziguinchor, 7,9 à Kolda et 3,7 à Sédhiou. Soit 70 000 citoyens sénégalais bénéficiaires et 1000 emplois directs créés à travers 108 des 113 communes de la Casamance. Pour une Casamance prospère, Macky Sall, seulement au cours de son premier mandat, avait introduit 450 milliards FCFA dans 58 projets. Il avait également réhabilité et traité 306 km de pistes rurales, réalisé plusieurs forages et développé l’hydraulique rurale (5 milliards FCFA) en plus de reconstruire totalement la Rn6 d’un linéaire de 326 km évalués à 117 milliards FCFA.

Si nous avons juste considéré la Casamance à titre illustratif, au même moment, des efforts similaires avaient été réalisés au Nord, au Centre, à l’Est, à l’Ouest et partout dans le pays. Pour ainsi sonner les débuts d’un harmonieux développement socio-économique du Sénégal. Malheureusement, le régime actuel qui prétendait avoir trouvé le pays au 4e sous-sol, a, par son incompétence, son manque de métier et de rigueur professionnelle, fini de nous ramener au même niveau de développement qu’à l’époque des indépendances. 
 
Alioune Badara COULIBALY
Porte-parole APR
Lundi 6 Juillet 2026
Dakaractu