7ème édition du Ndogou Débat : Aïda Sopi Niang plaide pour un « compromis citoyen » face aux défis électoraux et sanitaires


La 7ème édition du Ndogou Débat s’est tenue ce samedi 28 février, à l’initiative de Aïda Sopi Niang. Cette rencontre a réuni la quasi-totalité des partis politiques, des députés, des acteurs de la société civile ainsi que des militants, autour du thème : « Renforcement de la cohésion par le dialogue intergénérationnel et multipartite face aux défis électoraux et sanitaires ».

 

 

Face à la presse, l’initiatrice a insisté sur l’objectif fondamental de la rencontre : dépasser le simple cadre du dialogue politique pour restaurer la cohésion sociale. « Les divergences d’idées ne doivent pas impacter les relations personnelles, qu’elles soient amicales ou familiales », a-t-elle déclaré, soulignant que le débat n’est pas un alignement de points de vue, mais un espace d’expression et de confrontation d’idées.

 

Pour autant, les échanges ont été jugés « riches » et marqués par de réelles divergences, considérées comme la preuve d’un débat « pur » et démocratique.

 

Se définissant comme militante de l’opposition, l’initiatrice du Ndogou Débat a tenu à clarifier sa posture : « Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord, mais nous sommes obligés, en tant que Sénégalais et Sénégalaises, d’être ensemble ». Elle a plaidé pour des compromis, sans compromission, estimant que l’essentiel demeure l’intérêt supérieur de la nation. Organisée chaque année durant le mois de Ramadan, la rencontre revêtait cette année une symbolique particulière, marquée par la coïncidence avec le carême chrétien, illustrant selon elle la diversité et le vivre-ensemble sénégalais.

 

Aïda Sopi Niang a également mis en avant la dimension intergénérationnelle du dialogue, rappelant que « l’histoire n’a pas commencé en 2000, ni en 2011, ni en 2021 ». Évoquant les luttes passées pour l’indépendance, ainsi que les épisodes marquants de mai 1968 et de 1988, elle a appelé les jeunes générations à s’inspirer du parcours de leurs aînés pour mieux projeter l’avenir.

 

La modération des débats était assurée par Alioune Tine, dont l’expérience des alternances politiques a été saluée par l’organisatrice comme une source d’inspiration.

 

Au terme des échanges, Aïda Sopi Niang a reconnu l’existence d’« une fissure véritable » au sein du tissu social et politique, appelant à « recoller les morceaux » par le dialogue, la citoyenneté et la responsabilité collective. Pour elle, le Ndogou Débat se veut avant tout une impulsion, un cadre d’échanges dont le suivi incombe désormais à l’ensemble des acteurs, dans la perspective d’un Sénégal « plus beau, moins agressif et plus inspirant pour les prochaines générations ».

 
 
Dimanche 1 Mars 2026
Dakaractu