L’affaire dite des 125 milliards de francs CFA continue de faire couler beaucoup d’encre, et désormais de susciter des crispations dans les milieux judiciaires et politiques. Alors que Mamadou Racine Sy, président du Conseil d’administration de l’hôtel King Fahd Palace, a obtenu une liberté provisoire après avoir consigné 797 millions de francs CFA, Farba Ngom et Tahirou Sarr, également poursuivis dans le cadre du même dossier, sont toujours derrière les barreaux. Une décision judiciaire révélée par Les Échos, qui relance le débat sur l’équité dans le traitement des mis en cause.
Racine Sy, le premier à échapper à la détention
Inculpé pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux, Racine Sy a vu son sort prendre une tournure favorable. Le 13 mai dernier, le juge Idrissa Diarra a accepté son offre de cautionnement. Son avocat a immédiatement déposé 797 millions de francs CFA à la Caisse des Dépôts et Consignations, montant correspondant aux faits qui lui sont reprochés.
Cette décision a permis à l’homme d’affaires d’échapper à un mandat de dépôt pourtant requis par le procureur financier. Une issue que ses co-inculpés espèrent encore, mais qui leur a, jusqu’à présent, été refusée.
Farba Ngom et Tahirou Sarr : toujours en détention, malgré des propositions similaires
Farba Ngom, maire des Agnam, et Tahirou Sarr, chef d’entreprise bien connu, sont eux aussi poursuivis dans le cadre de cette affaire tentaculaire. Tous deux ont proposé des offres de cautionnement pour bénéficier d’une liberté provisoire, mais leurs demandes ont été rejetées par le juge d’instruction. Une différence de traitement qui alimente des interrogations dans leurs entourages.
Les avocats de Farba Ngom ont dénoncé devant la presse un “deux poids, deux mesures”, allant jusqu’à évoquer une forme de règlement de comptes politique. Du côté de Tahirou Sarr, c’est l’incompréhension qui domine : pourquoi une décision favorable pour Racine Sy et pas pour eux, alors que les chefs d’inculpation sont comparables ?
Selon Les Échos, l’affaire trouve son origine dans des flux financiers suspects détectés par la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières). La structure SHA de Racine Sy aurait perçu 797 millions de francs CFA issus de fonds publics dans le cadre de transactions avec des entreprises liées aux frères de Farba Ngom. Si la cellule de communication de Racine Sy réfute toute malversation, ces éléments ont suffi à justifier son inculpation.
D’autres personnes sont également concernées : Ndèye Seynabou Ndiaye, Demba Ngom (frère de Farba Ngom), et Abdou Aziz Kane ont tous été placés sous mandat de dépôt. Racine Sy est pour l’instant le seul à avoir obtenu une mesure de liberté conditionnelle.
Vers un réexamen des autres demandes de liberté ?
La décision du 13 mai crée un précédent important. Si un mis en cause peut obtenir la liberté provisoire après consignation du montant présumé détourné, alors pourquoi pas les autres ? Cette question revient avec insistance dans les milieux judiciaires et politiques. Seul le juge d’instruction détient la réponse, mais les avocats de Farba Ngom et Tahirou Sarr comptent bien s’en saisir pour renouveler leurs demandes.
Racine Sy, le premier à échapper à la détention
Inculpé pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux, Racine Sy a vu son sort prendre une tournure favorable. Le 13 mai dernier, le juge Idrissa Diarra a accepté son offre de cautionnement. Son avocat a immédiatement déposé 797 millions de francs CFA à la Caisse des Dépôts et Consignations, montant correspondant aux faits qui lui sont reprochés.
Cette décision a permis à l’homme d’affaires d’échapper à un mandat de dépôt pourtant requis par le procureur financier. Une issue que ses co-inculpés espèrent encore, mais qui leur a, jusqu’à présent, été refusée.
Farba Ngom et Tahirou Sarr : toujours en détention, malgré des propositions similaires
Farba Ngom, maire des Agnam, et Tahirou Sarr, chef d’entreprise bien connu, sont eux aussi poursuivis dans le cadre de cette affaire tentaculaire. Tous deux ont proposé des offres de cautionnement pour bénéficier d’une liberté provisoire, mais leurs demandes ont été rejetées par le juge d’instruction. Une différence de traitement qui alimente des interrogations dans leurs entourages.
Les avocats de Farba Ngom ont dénoncé devant la presse un “deux poids, deux mesures”, allant jusqu’à évoquer une forme de règlement de comptes politique. Du côté de Tahirou Sarr, c’est l’incompréhension qui domine : pourquoi une décision favorable pour Racine Sy et pas pour eux, alors que les chefs d’inculpation sont comparables ?
Selon Les Échos, l’affaire trouve son origine dans des flux financiers suspects détectés par la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières). La structure SHA de Racine Sy aurait perçu 797 millions de francs CFA issus de fonds publics dans le cadre de transactions avec des entreprises liées aux frères de Farba Ngom. Si la cellule de communication de Racine Sy réfute toute malversation, ces éléments ont suffi à justifier son inculpation.
D’autres personnes sont également concernées : Ndèye Seynabou Ndiaye, Demba Ngom (frère de Farba Ngom), et Abdou Aziz Kane ont tous été placés sous mandat de dépôt. Racine Sy est pour l’instant le seul à avoir obtenu une mesure de liberté conditionnelle.
Vers un réexamen des autres demandes de liberté ?
La décision du 13 mai crée un précédent important. Si un mis en cause peut obtenir la liberté provisoire après consignation du montant présumé détourné, alors pourquoi pas les autres ? Cette question revient avec insistance dans les milieux judiciaires et politiques. Seul le juge d’instruction détient la réponse, mais les avocats de Farba Ngom et Tahirou Sarr comptent bien s’en saisir pour renouveler leurs demandes.