Présidant la cérémonie de clôture des 72 heures des Journées culturelles et sportives de Passy, ce jeudi 1er janvier, le Premier ministre Ousmane Sonko a vivement critiqué les responsables de l’ancien régime, qu’il accuse d’avoir dilapidé les ressources naturelles du Sénégal à travers des contrats défavorables à l’État.
S’adressant aux populations, le chef du gouvernement a dénoncé ceux qui, selon lui, entretiennent l’impatience et la division. « Ces personnes sans vergogne qui vous font croire que tout doit changer immédiatement sont vos ennemis et des ennemis du Sénégal », a-t-il déclaré, appelant à la solidarité, à l’unité nationale et à l’entraide pour bâtir le pays.
« Le Sénégal n’est pas pauvre, ses richesses ont été dilapidées »
Ousmane Sonko a insisté sur le fait que le Sénégal dispose de ressources suffisantes pour assurer son développement. « Ce pays n’est pas pauvre, mais ses richesses ont été dilapidées », a-t-il martelé, citant notamment le phosphate, le zircon, l’or, le pétrole et le gaz.
Le Premier ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de reprendre le contrôle des ressources naturelles, affirmant que celles-ci doivent revenir entre les mains de l’État. « Tout ce qui est richesse naturelle sera sauvegardé et géré dans l’intérêt exclusif des Sénégalais », a-t-il assuré.
Il a également dénoncé les contrats qualifiés de léonins signés par les anciens dirigeants, soulignant que certains engagements exposent aujourd’hui l’État sénégalais à des contentieux devant les juridictions internationales en cas de renégociation.
Pour une souveraineté économique et industrielle
Abordant les incohérences économiques, Ousmane Sonko a fustigé le paradoxe d’un pays producteur contraint d’importer ce qu’il possède. « Le Sénégal ne doit pas avoir de gaz et en acheter ailleurs, idem pour le pétrole. On ne peut pas disposer de phosphate et acheter de l’engrais à l’extérieur », a-t-il déclaré, évoquant le rôle stratégique des Industries chimiques du Sénégal (ICS) dans le développement de l’agriculture nationale.
Un appel à l’unité pour l’avenir de la jeunesse
Enfin, le Premier ministre a rappelé que cette lutte pour la souveraineté économique constitue « l’essence du combat de Pastef », appelant les Sénégalais à se donner la main pour garantir un avenir meilleur à la jeunesse.
« Ceux qui vous disent que le pays peut se développer en vendant ses richesses et en s’endettant ailleurs vous disent des contrevérités. C’est là le nerf de notre combat », a-t-il conclu.