Nouveau scandale financier dans la banlieue dakaroise. D’après les révélations du quotidien L’Observateur, une commerçante d’origine gambienne est au cœur d’une affaire d’escroquerie présumée portant sur un montant vertigineux de 673,8 millions de FCFA. Une affaire qui mêle confiance trahie, manœuvres commerciales douteuses et circuit d’argent opaque.
Une arrestation pour le moins inhabituelle
La scène est digne d’un film : ce samedi 25 avril, vers 19 heures, un grossiste de Bargny, identifié comme M. Ndiaye, se présente au commissariat de Guédiawaye… accompagné de celle qu’il accuse. La mise en cause, A. S. Tréra, commerçante née en Gambie en 1989, est littéralement conduite par son présumé créancier devant les policiers.
Très vite, elle est placée en garde à vue pour escroquerie, sur instruction du procureur près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.
Une relation commerciale qui vire au gouffre financier
Tout commence en 2023 à Touba. Active dans le commerce de denrées de première nécessité, A. S. Tréra noue une relation d’affaires avec le grossiste. Ce dernier lui fournit régulièrement du riz et du lait en poudre, qu’elle transporte depuis Bargny pour les revendre en Gambie.
Mais progressivement, les paiements se font attendre. La dette grimpe rapidement, atteignant déjà 200 millions de FCFA, selon la plainte.
Le coup de trop : une commande à 330 millions disparue
En février 2026, la commerçante réussit à convaincre son fournisseur de lui confier une nouvelle cargaison de riz, d’une valeur de 330 millions de FCFA, pourtant destinée à d’autres clients.
Mais cette fois, c’est la rupture. Aucun paiement ne suit. Inquiet, le grossiste se rend jusqu’à Banjul. Là, il découvre que la marchandise a été entièrement écoulée, et que les fonds ont été utilisés pour importer des conteneurs depuis l’Europe.
Un stratagème qui se répète
Loin de s’arrêter, le mécanisme se poursuit. Quelques semaines plus tard, A. S. Tréra revient vers son fournisseur avec une nouvelle proposition : débloquer un stock de riz en Gambie nécessitant 39 millions de FCFA pour le dédouanement.
Pour rassurer son créancier, elle suggère que la somme soit remise à son frère, basé à Sacré-Cœur. Mais là encore, les engagements ne sont pas respectés. L’argent est détourné, réinjecté dans d’autres opérations commerciales, et le cycle continue.
Une dette colossale et des aveux
Face à l’accumulation des preuves, M. Ndiaye décide de passer à l’action. Il rassemble les éléments du dossier et se rend à la police avec la suspecte. Le préjudice total est estimé à 673.800.000 FCFA.
Entendue par les enquêteurs, A. S. Tréra n’a pas nié les faits. Elle a reconnu l’existence de la dette, tout en sollicitant un délai pour rembourser, partiellement ou totalement.
Une issue judiciaire imminente
Informé, le procureur a ordonné son placement en garde à vue. Elle devrait être présentée au juge dans les prochains jours,
Une arrestation pour le moins inhabituelle
La scène est digne d’un film : ce samedi 25 avril, vers 19 heures, un grossiste de Bargny, identifié comme M. Ndiaye, se présente au commissariat de Guédiawaye… accompagné de celle qu’il accuse. La mise en cause, A. S. Tréra, commerçante née en Gambie en 1989, est littéralement conduite par son présumé créancier devant les policiers.
Très vite, elle est placée en garde à vue pour escroquerie, sur instruction du procureur près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.
Une relation commerciale qui vire au gouffre financier
Tout commence en 2023 à Touba. Active dans le commerce de denrées de première nécessité, A. S. Tréra noue une relation d’affaires avec le grossiste. Ce dernier lui fournit régulièrement du riz et du lait en poudre, qu’elle transporte depuis Bargny pour les revendre en Gambie.
Mais progressivement, les paiements se font attendre. La dette grimpe rapidement, atteignant déjà 200 millions de FCFA, selon la plainte.
Le coup de trop : une commande à 330 millions disparue
En février 2026, la commerçante réussit à convaincre son fournisseur de lui confier une nouvelle cargaison de riz, d’une valeur de 330 millions de FCFA, pourtant destinée à d’autres clients.
Mais cette fois, c’est la rupture. Aucun paiement ne suit. Inquiet, le grossiste se rend jusqu’à Banjul. Là, il découvre que la marchandise a été entièrement écoulée, et que les fonds ont été utilisés pour importer des conteneurs depuis l’Europe.
Un stratagème qui se répète
Loin de s’arrêter, le mécanisme se poursuit. Quelques semaines plus tard, A. S. Tréra revient vers son fournisseur avec une nouvelle proposition : débloquer un stock de riz en Gambie nécessitant 39 millions de FCFA pour le dédouanement.
Pour rassurer son créancier, elle suggère que la somme soit remise à son frère, basé à Sacré-Cœur. Mais là encore, les engagements ne sont pas respectés. L’argent est détourné, réinjecté dans d’autres opérations commerciales, et le cycle continue.
Une dette colossale et des aveux
Face à l’accumulation des preuves, M. Ndiaye décide de passer à l’action. Il rassemble les éléments du dossier et se rend à la police avec la suspecte. Le préjudice total est estimé à 673.800.000 FCFA.
Entendue par les enquêteurs, A. S. Tréra n’a pas nié les faits. Elle a reconnu l’existence de la dette, tout en sollicitant un délai pour rembourser, partiellement ou totalement.
Une issue judiciaire imminente
Informé, le procureur a ordonné son placement en garde à vue. Elle devrait être présentée au juge dans les prochains jours,