Ils quittent la direction d'une entreprise parfois sur un bilan mitigé... Mais ils perçoivent néanmoins un confortable ticket de sortie... Retour sur quelques parachutes dorés des grands patrons cette année.
N'entrons pas dans la démagogie facile en se demandant ce que les futurs travailleurs licenciés d'Arcelor pensent de ces pratiques... Il serait néanmoins bon que les entreprises et leur CEO se rendent compte de l'incompréhension totale de ces indemnités invraisemblables pour les (simples) employés.
"Si vous ne payez pas bien ces tops managers, vous n'en aurez plus. Ils iront ailleurs créer richesse et emplois..." On entend souvent cette argumentation. Aussi réelle soit-elle, il n'est pas interdit de se poser des questions lorsque le bilan d'un CEO est mauvais ou lorsque la période passée à la tête de l'entreprise est tellement courte qu'il n'a en rien pu réaliser quoi que ce soit en profondeur...
Voici quelques cas de parachutes dorés en 2011...
1. Leo Apotheker, CEO Hewlett Packard, 13,2 millions $
Des comptes d'apothicaire? Pas vraiment en ce qui concerne l'ex-number one de la société hardware. L'Allemand y sera resté 11 mois au total. Son bilan? Le titre HP a perdu 46%... Sa récompense? 7,2 millions $ à titre de compensation, 2,4 millions de primes de performance, 3,5 millions de titres de la société...A sa décharge, le marché du computer n'est pas au top et beaucoup prédisent la disparition à terme du PC.
Sa remplaçante Meg Whitman, elle, ne touchera désormais qu'un salaire symbolique de 1 $ par an. Le reste dépendra des performances de la société.
2. Anne Lauvergeon, CEO Areva, 1,8 millions €
Le numéro un mondial du nucléaire, présent partout dans le monde, s'est séparé l'été dernier de sa patronne qui dirigeait le groupe depuis plus de dix ans. Ce n'était plus un secret pour personne que Nicolas Sarkozy voulait l'évincer du groupe français. Elle avait réussi à sauver sa tête jusqu'alors. Ceci dit, son bilan final n'est pas un bulletin impeccable. En effet, de nombreux projets ont raté et le gouffre financier d'Avera est très important.
Cela n'a pas empêché Anne Lauvergeon de s'en aller avec 1,8 millions € d'indemnités de départ. Relevons tout de même qu'elle a refusé une proposition du chef de l'Etat français qui était supérieure... En gros, Sarkozy lui proposait deux années de salaire. Elle s'est contentée d'une année...
3. Fernando Rodes, CEO Havas, 12 millions € sur 5 ans
C'est le rapport financier semestriel du groupe qui l'annonce. Le PDG du groupe publicitaire de 2006 à 2011 touchera 12 millions € étalés sur cinq années ainsi qu'une part variable sur plusieurs millions... Rodes touchera donc plus en montants de départ que lorsqu'il était réellement en fonction selon un calcul effectué par le journal Les Echos... Ce parachute doré est notamment composé d'une clause de non-concurrence s'élevant à 2 millions €.
4. Dirk Meyer, CEO AMD, 12 millions $
Le boss de la grande boîte américaine a quitté ses fonctions au début de l'année 2011 en emportant un chèque assez confortable pour assurer son avenir et maintenir son train de vie. Cela faisait deux années que Dirk Meyer était chief executive d'AMD. Son départ est largement dû aux mauvais résultats du groupe ces dernières années. AMD (Advanced Micro Devices) est actif dans le secteur technologique des semiconducteurs (comme Intel par exemple).
5. DSK: retraite annuelle à vie de 318.000 $
En quittant avec fracas la tête du FMI en mai dernier, Dominique Strauss-Khan a reçu l'indemnité de départ qui était prévue par contrat avec l'organisme international: environ 350.000 $. Dans le contrat du politicien français se trouvait aussi une clause lui permettant de toucher une retraite à vie. Rien ne s'oppose au payement de cettte autre indemnité... Diverses sources annoncent un montant annuel d'environ 318.000$.
N'entrons pas dans la démagogie facile en se demandant ce que les futurs travailleurs licenciés d'Arcelor pensent de ces pratiques... Il serait néanmoins bon que les entreprises et leur CEO se rendent compte de l'incompréhension totale de ces indemnités invraisemblables pour les (simples) employés.
"Si vous ne payez pas bien ces tops managers, vous n'en aurez plus. Ils iront ailleurs créer richesse et emplois..." On entend souvent cette argumentation. Aussi réelle soit-elle, il n'est pas interdit de se poser des questions lorsque le bilan d'un CEO est mauvais ou lorsque la période passée à la tête de l'entreprise est tellement courte qu'il n'a en rien pu réaliser quoi que ce soit en profondeur...
Voici quelques cas de parachutes dorés en 2011...
1. Leo Apotheker, CEO Hewlett Packard, 13,2 millions $
Des comptes d'apothicaire? Pas vraiment en ce qui concerne l'ex-number one de la société hardware. L'Allemand y sera resté 11 mois au total. Son bilan? Le titre HP a perdu 46%... Sa récompense? 7,2 millions $ à titre de compensation, 2,4 millions de primes de performance, 3,5 millions de titres de la société...A sa décharge, le marché du computer n'est pas au top et beaucoup prédisent la disparition à terme du PC.
Sa remplaçante Meg Whitman, elle, ne touchera désormais qu'un salaire symbolique de 1 $ par an. Le reste dépendra des performances de la société.
2. Anne Lauvergeon, CEO Areva, 1,8 millions €
Le numéro un mondial du nucléaire, présent partout dans le monde, s'est séparé l'été dernier de sa patronne qui dirigeait le groupe depuis plus de dix ans. Ce n'était plus un secret pour personne que Nicolas Sarkozy voulait l'évincer du groupe français. Elle avait réussi à sauver sa tête jusqu'alors. Ceci dit, son bilan final n'est pas un bulletin impeccable. En effet, de nombreux projets ont raté et le gouffre financier d'Avera est très important.
Cela n'a pas empêché Anne Lauvergeon de s'en aller avec 1,8 millions € d'indemnités de départ. Relevons tout de même qu'elle a refusé une proposition du chef de l'Etat français qui était supérieure... En gros, Sarkozy lui proposait deux années de salaire. Elle s'est contentée d'une année...
3. Fernando Rodes, CEO Havas, 12 millions € sur 5 ans
C'est le rapport financier semestriel du groupe qui l'annonce. Le PDG du groupe publicitaire de 2006 à 2011 touchera 12 millions € étalés sur cinq années ainsi qu'une part variable sur plusieurs millions... Rodes touchera donc plus en montants de départ que lorsqu'il était réellement en fonction selon un calcul effectué par le journal Les Echos... Ce parachute doré est notamment composé d'une clause de non-concurrence s'élevant à 2 millions €.
4. Dirk Meyer, CEO AMD, 12 millions $
Le boss de la grande boîte américaine a quitté ses fonctions au début de l'année 2011 en emportant un chèque assez confortable pour assurer son avenir et maintenir son train de vie. Cela faisait deux années que Dirk Meyer était chief executive d'AMD. Son départ est largement dû aux mauvais résultats du groupe ces dernières années. AMD (Advanced Micro Devices) est actif dans le secteur technologique des semiconducteurs (comme Intel par exemple).
5. DSK: retraite annuelle à vie de 318.000 $
En quittant avec fracas la tête du FMI en mai dernier, Dominique Strauss-Khan a reçu l'indemnité de départ qui était prévue par contrat avec l'organisme international: environ 350.000 $. Dans le contrat du politicien français se trouvait aussi une clause lui permettant de toucher une retraite à vie. Rien ne s'oppose au payement de cettte autre indemnité... Diverses sources annoncent un montant annuel d'environ 318.000$.