Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a présidé ce vendredi 1er mai, la célébration de la fête internationale du Travail organisée par les agents de son département. Face aux syndicats et aux travailleurs réunis, il a annoncé une série de mesures destinées à améliorer le cadre de vie et de travail des agents du secteur.
En effet, le ministre a posé le cadre de son intervention avec franchise considérant que si l’équité dans la gestion des ressources humaines constitue un objectif central de sa politique, une égalité parfaite reste inaccessible. « Malgré notre plus grande volonté d’égaliser, nous ne pouvons pas réussir parfaitement cet exercice », a-t-il déclaré faisant recours à une démarche de correction continue plutôt qu’à une promesse de perfection.
Des conditions matérielles indignes à corriger
Birame Soulèye Diop n’a pas esquivé le sujet des conditions matérielles d’exercice, souvent déplorables dans certaines directions et services déconcentrés. Bureaux mal entretenus, peintures décrépites, fissures sur les murs, manque de mobilier adapté ou d’équipements informatiques. Le ministre a dit avoir pris la mesure de ces insuffisances : « nous voulons que nos agents soient respectés, y compris par les conditions dans lesquelles ils exercent », a-t-il soutenu.
Pour y remédier, il a annoncé un programme de réhabilitation et de construction de locaux, dont un premier chantier déjà lancé à Saint-Louis, avec un délai de livraison de huit mois. Plusieurs autres sites sont prévus dans les mois à venir. Des équipements informatiques et des véhicules ont par ailleurs déjà été distribués aux directions, après recensement des besoins, et des démarches sont en cours pour améliorer la connectivité internet dans les services.
Formation, promotion et protection sociale
Sur le volet social, le ministre a réaffirmé sa conviction en faveur de la formation continue et de la mobilité interne. Il a rejeté l’idée d’un plafond de verre au sein du ministère, citant en exemple des agents ayant accédé à des postes de responsabilité à la suite de formations. « Nous croyons à l’épanouissement professionnel et à l’évolution de carrière », a-t-il déclaré.
Concernant la protection sociale, il a indiqué que des discussions sont en cours pour améliorer les prestations de l’IPM des agents du secteur, avec l’objectif d’en faire « la meilleure possible ». La question de la subvention à la restauration, soulevée par les syndicats, a en revanche reçu une réponse plus prudente. En réalité, sans masque, le ministre a reconnu la pertinence de la demande, mais a invoqué les difficultés pratiques liées à la dispersion géographique des agents présents par exemple à Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor et sur de nombreux autres sites pour justifier l’absence d’une réponse immédiate. « Nous travaillons pour une solution », a-t-il promis, sans s’engager sur un calendrier précis.
En terminant son discours, Birame Soulèye Diop a insisté sur le rôle central du dialogue social dans la construction de solutions durables, affirmant que la promotion du travail décent à travers l’amélioration des conditions de travail, la sécurité sur les sites et la motivation des agents qui demeure l’une de ses priorités absolues. « Nous resterons toujours ouverts », a-t-il conclu, dans un message adressé autant aux syndicats qu’à l’ensemble des travailleurs du secteur.