1er anniversaire du M5-RFP : Choguel Maïga enfile son costume de futur Premier ministre et sollicite la compréhension de la communauté internationale.


Le Mouvement du 5 juin - Rassemblement des Forces patriotiques, a célébré ce vendredi 4 juin, son premier anniversaire au boulevard de l’Indépendance, à Bamako. Une manifestation qui s’est tenue, comme nous le rappelions dans notre précédent article, dans un contexte particulier. Depuis le 24 mai, le Mali traverse une nouvelle crise politique après la prise du pouvoir par la même junte qui avait perpétré le coup d’État d'août 2020.

 

Ce nouveau rassemblement était justement l’occasion pour les organisateurs de lancer un message aux maliens pour une union sacrée autour des militaires au pouvoir. « Aujourd'hui, nous pouvons dire que les forces armées et le M5 -RFP qui ont conclu un partenariat stratégique, se sont engagés à faire une transition d’inclusion », assure le président du comité stratégique du M5 RFP. 

 

Futur Premier ministre de la Transition, Choguel Maïga s'engage à ce qu’aucun malien ne soit « laissé au bord de la route ». « L'inclusion est le maître mot de la transition. Ce message, le président de la transition (colonel Assimi Goita, NDRL) a insisté pour que je vous le transmette », a poursuivi M. Maïga.

 

La politique autrement 

 

D’ores et déjà dans son costume de chef du futur gouvernement qui devrait prendre forme la semaine prochaine après l’investiture du président de la transition, Choguel Maïga promet de faire « de la politique au sens noble du terme ». « La politique, c’est l’art de réaliser ce qui est possible et de rendre possible ce qui est nécessaire », a-t-il philosophé.

 

Dans la deuxième partie de son discours, Choguel Maïga a tenté de rassurer la communauté internationale qui a vigoureusement réagi au coup d’État du 24 mai. « Le Mali est un grand peuple. Le Mali n’est pas un peuple d'ingrats. Il a toujours été au secours lorsque sa participation était nécessaire. C’est ici à cette place que le président français (François Hollande) en 2013 a dit qu’en intervenant au Mali, la France payait sa dette parce que les maliens se sont battus pour libérer la France », rappelle le président du Comité stratégique du M5 – RFP. 

 

« C’est pourquoi, le Mali, les maliens n’oublieront jamais les français tombés sur notre terre. Rappelez vous le 11 janvier 2013 quand notre pays était menacé par les hordes de terroristes, des français ont été les premiers à donner de leurs vies, des français sont morts. Nous ne ferons jamais l’insulte aux parents de ces soldats qui sont morts, aux soldats de la Minusma, aux Tchadiens morts sur notre territoire », renchérit-il. 

 

La France et sa dette

 

Ces propos visent sans doute à adoucir la France qui a décidé ce jeudi de suspendre, à titre conservatoire, les opérations conjointes de Barkhane avec les troupes maliennes. Pour Choguel Maïga, le peuple malien n’a pas besoin de menace et de sanctions, mais de compréhension. 

 

« Nous devons dire à nos amis que notre peuple a besoin qu’on lui tienne la main pour qu’il se sente debout, pour qu’il retrouve sa dignité, son indépendance et son unité », assume-t-il en promettant que « nous respecterons nos engagements internationaux ».

Vendredi 4 Juin 2021
Dakaractu



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