«khèss pètch» contre «gnoul kouk» : Des «wèkh tall» choisissent leur camp…


«khèss pètch» contre «gnoul kouk» : Des «wèkh tall» choisissent leur camp…
Bataille épique que celle des affiches sur les grands boulevards dakarois : tout part de l’offensive audacieuse d’un vendeur de cosmétiques qui prétend vous rendre la vie plus belle par la magie d’une peau plus claire que nature…
«Khess pètch», puisqu’il faut la citer, de la réclame très ordinaire sous forme de boutade racoleuse, a aussi le don de créer un tollé, que dis-je, un tsunami d’indignation de la société des bien-pensants si soucieuse de santé publique et de dignité de la race noire…


En dépit du caractère, heu, épidermique de cette passe d’armes, l’affaire est ancrée bien plus profond que ne le laissent penser ces bravades iconoclastes. Pour comprendre notre indicible légèreté devant cette pittoresque tragédie, ne faut-il pas aller chercher au plus profond de nos désespérances, au bout de ces odyssées qui conduisent bien au-delà de l’ultime gazouillis du chœur des damnations convenues ? Sur les bords vertigineux de notre abîme intime où se terrent les amas confus de nos délabrements intérieurs, où notre âme païenne se dévêt de sa vertu parce que l’humaine nature ne s’y ment plus, et où s’abrite notre premier souffle de vie, la bête, cet homme de l’être qui rédige l’histoire du monde à l’encre de ses errements.

Pour faire simple, tout ça n’aurait pu être qu’une banale affaire sénégalo-sénégalaise, aussi vieille que la Nation, où chacun défend son fonds de commerce avec les arguments dans ses moyens. Rappelez-vous : le rare «ndigueul» d’un khalife mouride qui aura été snobé ostensiblement aura été celui qui visa à interdire le «khessal»…

Et puis ne voilà-t-il pas qu’en riposte à cette honteuse hérésie, une nouvelle campagne d’affichage est déclenchée, qui revendique à travers «nioul kouk», la sublime beauté de la noirceur, et la fierté d’arborer un derme couleur de charbon… Le hic, est que les initiateurs de cette offensive contre le complexe de la peau noire sont des …toubabs, des «wekh tall», pour rester dans le ton. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve un p’tit quelque chose d’indécent à l’intrusion de toubabs dans ce débat négro-nègre. Le complexe du colonisateur n’a pas fini de les habiter, manifestement, qui se traduit dans cette manière d’apprendre à la négraille la manière convenable de penser et de se tenir, de vouloir faire son bonheur même contre sa volonté. Optima, puisqu’il faut la nommer, est l’une de ces agences de communication peinardes qui se partagent les gros budgets de pub des grandes entreprises (comme par hasard, la plupart françaises) lesquelles n’oseraient pas confier des tâches aussi sérieuses à des sociétés vernaculaires. Ce n’est pas du racisme, juste une question de préférence culturelle.

Il serait bien commode qu’en une campagne d’affichage, ces bons messieurs d’Optima puissent gommer des complexes ataviques qui trouvent leurs racines au bout de quatre cents ans d’esclavage ajoutés à deux cents autres de colonisation durant lesquels la peau noire vous classe entre la bête de basse-cour et l’animal de compagnie.
Je ne sais pas comment les Français prendraient une campagne d’affichage des néo-nazis allemands contre l’antisémitisme sur les murs de leur capitale, mais c’est toujours désagréable d’avoir le sentiment d’être pris pour un con.

A cela s’ajoute le sentiment que l’influence française, qui a singulièrement reculé sous le régime de la dynastie Wade, est en train de revenir au grand galop. D’abord, dès son élection, Sa Rondeur Macky Quatre se précipite en France pour nous ramener l’Armée française en terrain manifestement reconquis, sur ses bases évacuées une année auparavant. Et l’on prête à la France la volonté de freiner l’avancée de la menace islamiste aux portes du Sénégal, qui a ses territoires au Nord Mali, pas loin du Niger où le si précieux uranium fait la fortune d’Areva. Et comme sous la colonisation, les toubabs manœuvrent de sorte à ce que l’armée sénégalaise soit aux avant-postes en plein désert malien, ainsi que les tirailleurs durant les grandes guerres… Les morts de Thiaroye apprécieront.
Si l’on y ajoute l’obstination d’Ousmane Tanor Dieng à squatter le poste de Premier Secrétaire du Ps sous prétexte que François Hollande est son pote… A nouveau type de Sénégalais, nouveau type de colonisateur ?
sudonline




Lundi 8 Octobre 2012
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1.Posté par joob gey le 08/10/2012 11:40
Pourquoi ne pas signer un texte aussi beau et aussi pertinent????? je voudrais bien connaitre le nom de son auteur. signez waay.

2.Posté par Onkh le 08/10/2012 12:01
C'est un des textes de la série "Sénégalaiseries " du talentueux Ibou Fall sur sudonline.com, le portail de Sud quotidien. Et ce n'es pas signé pour la bonne raison que c'est copié collé, donc volé.

3.Posté par Salomon le 08/10/2012 13:12
Bon texte, quelle pertinence Ibou Fall toujours égal à lui même !!!

4.Posté par ndeycoumandiaye le 08/10/2012 15:13
je trouve par contre ce texte pédant, et puis il ne rien d'interessant, comment veut il rejetter toute la campagne Nioul koukk parkce c est fait par des toubabs, et puis comparer les français publicitaires à des neo nazis
bref etatlege de vocabulaire mais mauvaise analyse, dommage, ce sujet meriterait une bonne anlyse

5.Posté par bodega le 08/10/2012 17:10
Eh bien! Si c'est Ibou FALL l'auteur de ce galimatias, il est tombé bien bas! Nous avons tellement aimé le "Billet de Ibou" dans je ne sais plus lequel de ces innombrables défunts journaux de ces dernières années! Quelle est la relation entre les affiches d'Optima (dont j'ignore tout) et une quelconque volonté de (re) domination coloniale ou un relent raciste? Et pourquoi ce style d'écriture pédant comme dit ndeyecoumandiaye? En réalité ce texte est débile par son incohérence ( on en devine le sens plus qu'on ne le comprend) , les amalgames entretenus, et l'indigence du raisonnement de son auteur.
Si c'est Ibou, ressaisis toi vite, tu valais mieux que ça!



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